elf, la pompe Afrique

 

«elf, la pompe Afrique»


de Nicolas Lambert 

Préface de François-Xavier Verschave.

Edition Tribord (Bruxelles)


(avec le CD audio «Là-bas si j’y suis» consacré au spectacle avec François-Xavier Verschave.

Décoinçage jubilatoire

extraits de la préface de François-Xavier Verschave

Le citoyen qui cherche à comprendre ce que les « décideurs » font en son nom ou dans son dos se heurte à une série d’obstacles matériels, mais aussi psychologiques. Maintenir l’incompréhension des processus qui nous gouvernent fait partie d’un travail incessant de propagande mené depuis ce que l’historien Fernand Braudel appelle « l’étage supérieur » de l’économie (l’économie-monde), qui mêle aussi la politique, les médias, la culture, la science, le sport, etc. en une « société-monde ». Les messages émis depuis cet étage supérieur sont un double langage constitutif, l’hommage du vice à la vertu – la vertu plus ou moins contrainte de l’étage central de la société, celui où les gens ordinaires pratiquent toutes les formes d’échanges sociaux, avec un certain nombre de règles du jeu – tandis que le rez-de-chaussée reste l’étage des relations et des activités de grande proximité.


Nicolas Lambert s’est emparé de l’affaire Elf, mise en scène de l’étage supérieur, mélange de Françafrique, d’arrogance et de valises à billets. Le résultat est jubilatoire. Le double langage se désagrège sous nos yeux. Et cette décomposition nous décoince les neurones, nous rend la liberté de comprendre et l’envie d’agir.


François-Xavier Verschave

«elf, la pompe Afrique»


de Nicolas Lambert 

Préface de François-Xavier Verschave.

Edition Tribord (Bruxelles)


(avec le CD audio «Là-bas si j’y suis» consacré au spectacle avec François-Xavier Verschave.