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    <title>Revue de presse&#13;elf, la pompe Afrique</title>
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    <description>Derniers papiers de la revue de presse &lt;br/&gt;du spectacle «elf, la pompe Afrique»</description>
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      <title>AgoraVox</title>
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      <pubDate>Tue, 29 Nov 2011 11:27:22 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/11/29_AgoraVox_files/logo_agoravox_324.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object000_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:126px; height:32px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Dans une salle de spectacle, Le grand parquet 20bis rue du département 75018 Paris, la compagnie un pas de côté joue deux spectacles de Nicolas Lambert : un sur le procès lié à Elf Aquitaine et un autre sur le nucléaire… Des spectacles qui font du théâtre un sport de combat.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nicolas Lambert a tout fait, sauf inventer les personnages. Il n'a pas non plus inventé l'histoire. Il est allé pendant quatre mois au procès de Stirven, Loïc Le Floch-Prigent, André Tarallo… Son spectacle pratique un choix dans ce qui y a été dit, il a taillé dans les échanges mais il n'a pas créé de texte. Il joue tous les personnages, y compris, au début, lui-même, ses difficultés à entrer dans la salle d'audience, les places réservées aux journalistes et qui ne sont pas remplies en général.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Il nous propose ainsi une sorte de théâtre de reportage, alors qu'il est clair que le théâtre est un art de la représentation. Au passage, et c'est un passage succulent et qui a son importance, il propose que les journalistes aient un statut d'intermittent, comme celui qui lui a permis de rester quatre mois et d'embrasser la totalité de ce procès. Le journalisme aussi est représentation. La sociologie aussi... qui ne le sait pas ou ne veut pas le voir ni le dire.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;C'est un théâtre de notre temps, qui nous parle de nos problèmes, comme on voudrait en voir plus souvent. Il n'est pas nécessaire de se déconnecter de la singularité pour atteindre l'universel.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Nicolas Lambert donne à tous ses personnages le temps de s'installer. Il se donne le temps de les installer. Il ne bondit pas de l'un à l'autre comme on voit souvent faire en pareil cas. Il leur donne un rythme, une imposition physique, une voix... Il nous les rend sensibles et souvent nous fait rire avec, arrivant même à rendre comique parfois un personnage qui ne parle pas.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Ainsi, on y est. Rien ne nous échappe et l'on voit ces hommes « réinventer l'histoire de la caisse noire » d'Elf Aquitaine, comme dit l'un d'entre eux (Le Floch-Prigent, je crois).&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Les prévenus devaient donc « dégager des fonds » pour la caisse noire. C'était leur tâche. Ils avaient, l'un d'eux l'évoque, d'autres moyens : des cargaisons partaient parfois sans aucune inscription nulle part... etc. ou bien, ils bâtissaient une école, un hôpital, une route… hors budget, toujours… en échange de l’obtention des marchés, bien sûr…&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Ces prévenus nous font voir un monde de petits arrangements, d'à peu-près, de doubles-jeux, avec des sommes astronomiques au regard des sommes qu'ont les citoyens-travailleurs ordinaires. Ils donnent à droite et ils donnent à gauche, par prudence. Il y a deux mains qui ignorent chacune ce que fait l'autre. Ce n’est cependant pas justice, car il y a une grande main et il y a une petite main. André Guelfi prête son entreprise off-shore et reçoit un cadeau de 13 millions de Francs. « Pourquoi refuserais-je un cadeau ? » Eh oui. On se le demande. Sous-entendu : Vous auriez fait pareil si vous aviez été à ma place. A ce prix-là, ce n'est plus un prêt. C'est une prestation de service. Une complicité. Une co-réalisation.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Il n'y a pas que les sommes en jeux qui sont de l'ordre du délire, par rapport au commun des mortels. Il y a aussi et surtout le lien entre la politique et l'économie. Ces « commissions » organisent les Etats africains et dominent la vie de leurs citoyens, engagent les questions de développement ou de non-développement, de liberté démocratique ou de contrainte occulte...&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;On voit apparaître (ou réapparaître pour ceux qui s’en souviennent) que, dès sa création par le Général De Gaulle, Elf avait des missions politiques et diplomatiques explicites et assez précises. Cela fait partie de la Françafrique, de la domination continue de la France sur l'Afrique de l'Ouest et qui a traversé toutes les élections.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Elf Aquitaine était lié à Jacques Chirac et Edouard Balladur a réussi à faire acheter cette entreprise par Total, beaucoup plus petite à l'époque. Sans doute pour priver Chirac d'une source de financement de ses campagnes. Ce qui lui a été insuffisant, comme chacun sait pour qu'il se fasse élire.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;C'est à l'occasion de ce rachat qu'Elf Aquitaine a posé une plainte contre ses anciens salariés pour abus de biens sociaux, en gros. Ils auraient piqué dans la caisse noire ! C'est ce qui fut jugé.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Ce système de caisse noire, qui relève de la définition même de la corruption (c'est-à-dire que les lois à l'œuvre ne sont pas les lois apparentes et déclarées être en cours d'application), ce système est bien apparu dans ce procès. Et n'a pas lui-même fait l'objet ni d'une instruction, ni d'une recherche d'application de la loi démocratique.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;J'avais, pour ma part, tout oublié de ce procès, des conditions de la création d'Elf, de Total... J'ai été embarqué de façon très agréable, et j'ai tout compris...&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Nicolas Lambert nous rend visible, limpide... ces arcanes du pouvoir, toujours à l'œuvre et dont il convient de pister sans cesse les faits et gestes, les manœuvres et leurs conséquences et tâcher d’en modérer la réalisation, la surface, les conséquences...&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Un vrai théâtre de combat pour notre temps.</description>
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      <title>Télérama </title>
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      <pubDate>Wed, 4 May 2011 16:11:30 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/5/4_Telerama_files/logo_telerama.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object001_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:109px; height:32px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Il est rare qu'un artiste mette autant les mains dans le cambouis. Metteur en scène et comédien, Nicolas Lambert s'est plongé dans l'affaire Elf (300 millions d'euros détour­nés par la direction de la société entre 1989 et 1993, au profit de dirigeants africains ou de partis politiques français) dont il tire l'essence de son spectacle hybride, à mi-chemin entre le one-man-show et le journalisme. En 2003, l'acteur a suivi pendant quatre mois le procès en se faisant passer pour un chroniqueur judiciaire. &lt;br/&gt;Depuis 2006, il en restitue sur scène les meilleurs moments, jouant seul le rôle des différents prévenus, reproduisant leur phrasé, les citant au mot près, dans une reconstitution un peu aride de procès qui est moins une parodie qu'un édifiant résumé (doublé d'une prouesse d'acteur).&lt;br/&gt;Ils semblent tous être là, à la barre, symbolisée par un baril - André Tarallo, ex-« monsieur Afrique » d'Elf, le pdg Loïk Le Floch-Prigent, le directeur des affaires générales Alfred Sirven -, reconnaissant avoir pioché dans des caisses noires, mais chacun se renvoyant la balle (attention, ça tache) et pointant in fine la responsabilité de l'Etat.&lt;br/&gt;Capté (en mars 2011) au Grand Parquet, à Paris, ce spectacle inaugure une trilogie militante (Bleu-Blanc-Rouge), dont le deuxième volet, Avenir radieux, une fission française, dézingue ces jours-ci, avec un sens parfait du timing, les mensonges d'Etat sur l'énergie nucléaire.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Télérama n° 3199</description>
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      <title>OWNI - news augmented</title>
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      <pubDate>Mon, 18 Apr 2011 11:55:45 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/4/18_OWNI_-_news_augmented_files/owni-logo.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object020_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:73px; height:23px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Écrite et interprétée par Nicolas Lambert, elf, la pompe Afrique, est une pièce d'utilité publique. Elle éclaire de façon limpide les rapports entre la France et ses anciennes colonies, le système de la « Françafrique »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vous n’avez jamais rien compris aux imbroglios d’Elf en Afrique en lisant les comptes-rendus dans la presse ? Regardez donc elf, la pompe Afrique, une pièce écrite et interprétée par Nicolas Lambert, de la compagnie &lt;a href=&quot;http://www.unpasdecote.org/UnPasdeCote/Accueil.html&quot;&gt;Un Pas de Côté&lt;/a&gt;. Créée en 2004, rejouée ce printemps, elle sera diffusée le 8 mai sur France Ô à 21h30.&lt;br/&gt;Durant plus de trois mois, de fin mars à début juillet 2003, Nicolas Lambert a assisté au procès intenté par la compagnie pétrolière Elf à 37 prévenus, jugés pour abus de biens sociaux. Parmi eux, l’ancien PDG Loïk Le Floch-Prigent, Alfred Sirven, André Tarallo, « M. Afrique » et André Guelfi, aka Dédé la sardine.&lt;br/&gt;De ces notes prises durant ces centaines d’heures d’audition, Nicolas Lambert tire ce qu’on peut appeler une pièce d’utilité publique, tant il éclaircit le véritable enjeu du procès : montrer les rouages de la Françafrique. Durant deux heures, il incarne tour à tour chacun des protagonistes, sans oublier le président du tribunal. C’est truculent comme des dialogues d’Audiard, à une différence près : les propos sont des verbatims. Alors on se tord de rire non sans un certain malaise.&lt;br/&gt;Le malaise devient patent lors des « interruptions de séance » : une femme africaine interprète un chant lancinant rappelant les méfaits du système, soutenu par un austère violoncelle. À la fin de la pièce, Nicolas Lambert ne manque pas de rappeler que le système en question n’a fondamentalement jamais été remis en question. Ce n’est pas les récentes événements en Côte d’Ivoire, en Tunisie, en Libye, etc., qui démentiront son propos.&lt;br/&gt;elf, la pompe Afrique est le premier volet d’une trilogie sur « l’a-démocracie ». &lt;a href=&quot;http://www.unpasdecote.org/UnPasdeCote/Calendrier/Entr%C3%A9es/2011/4/26_Avenir_Radieux%2C_une_fission_fran%C3%A7aise.html&quot;&gt;Avenir radieux, une fission français&lt;/a&gt;, le deuxième opus, fera l’objet d’une lecture et d’une présentation de chantier le 26 avril au théâtre du Grand Parquet à Paris.&lt;br/&gt;Vidéo © &lt;a href=&quot;http://www.axesud.eu/&quot;&gt;AXE SUD Productions&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;À voir aussi, notre &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2011/04/18/carte-biens-mal-acquis-kadhafi-ben-ali/&quot;&gt;carte des biens mal acquis&lt;/a&gt;.</description>
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      <title>Théâtre du Blog</title>
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      <pubDate>Fri, 1 Apr 2011 12:33:41 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/4/1_Theatre_du_Blog_files/droppedImage.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object030_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:138px; height:32px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Le fameux procès Elf (17 mars / 9 juillet 2003 11ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris présidé par Michel Desplan) avait fait suite à l'instruction de la juge Eva Joly depuis 94 ( eh,oui! presque 20 ans) à propos  des subventions accordées au groupe textile Biedermman, puis aux magouilles de la société Elf. Cette instruction avait été menée avec la juge Laurence Vichnievsky, puis par Renaud van Ruymbeke.   Rappelons les faits qui, pour les plus jeunes de nos lecteurs, doivent sembler appartenir au Moyen-Age! Et parfois assez compliqués à démêler. Donc, dans ce procès Elf, on va essayer de comprendre comment ont pu se produire, au sein de cette très puissante multi-nationale pétrolière, des abus de biens sociaux, l'ouverture de  comptes offshore, des  “aides” à un certain nombre de présidents africains, et, bien entendu,des  financements de  partis politiques français et… autres enrichissements personnels.   Avec, en vedette, trente sept prévenus dont les  principaux: Loïch Le Floch Prigent, P.DG. de Rhône-Poulenc, puis surtout d'Elf de 89 à 93, puis de G.D.F., et encore  de la S.N.C.F. , qui avait été renvoyé en prison en 2010 pour manquement à l'obligation d'indemniser la partie adverse. Il y a aussi  André Tarallo qui occupait chez Elf le poste capital de Directeur des Affaires générales et très copain avec Omar Bongo, le Président du Gabon, ou Denis Sassou N'Gessou , celui du Congo.     Quant à André Guelfi, créateur des bateaux-usines ( d'où son surnom Dédé la sardine), puis magnat de l'immobilier (propriétaire de plus 130 immeubles!),  c'est, chez Elf, un intermédiaire rémunéré pour obtenir des contrats juteux un peu partout , en particulier avec les Russes. Et le dernier de cette  bande qui peut faire penser aux Pieds Nickelés, et non des moindres, c'est  Alfred Sirven, aujourd'hui décédé, vice- président de Elf,  qui gère les relations sociales et arrose les syndicats. Mais il a aussi un  pouvoir considérable  et des réseaux d'influences en Afrique ; il est donc en concurrence avec Tarallo… Et  titulaire de 300 comptes bancaires , la plupart en Suisse dont le Président a bien du mal à savoir à qui ils appartiennent et surtout à qui ils profitent… Bref, que du beau monde…   Nicolas Lambert reprend le spectacle qu'il avait créé en 2005, et c'est un vrai régal; on se demande comment ce procès synthétisé en  presque deux heures trente avec quelques intermèdes chantés peut passer aussi vite. Nicolas Lambert avait assisté à toutes les audiences en se faisant passer pour un journaliste et  il en avait  relevé les dialogues entre le Président et chacun des prévenus . il a su avec beaucoup d'habileté   condenser l'essentiel de ces quatre mois d'audience de façon à nous en donner une idée la plus juste possible du procès  malgré la grande complexité du dossier.     La justice a souvent été proche du théâtre et combien de pièces ont été tirées de procès! Mais ici, ce qui est exceptionnel, c'est le fait qu'il n'y a ici qu'un seul comédien en scène, et quel comédien! Derrière un pupitre, en l'occurrence un gros bidon bleu marqué Elf, Nicolas Lambert  joue tous les rôles avec une technique et une habileté de  premier ordre; d'abord ,celui du Président Desplan, au regard foudroyant et aux répliques cinglantes, cherchant à démêler le vrai du faux avec une vigilance de tous les instants. Attentif aux mots employés quand il s'agit d'évoquer la caisse noire d'Elf, que les prévenus voudraient bien appeler d'un autre nom, attentif aussi aux vrais comme aux faux mensonges, traquant sans pitié les confusions  d'intérêt dans  cette affaire de détournements de fonds au sein même d'une des plus importantes sociétés françaises, au bénéfice de quelques-uns.    C'est d'une drôlerie très  acidulée quand même: le Président  cite le noms des comptes bancaires suisses: Tomate, Langouste, Minéral,etc.., ( sic) Tarallo bavasse à n'en plus finir pour essayer d'esquiver la vérité et il faut toute la ténacité du Président pour contrer ses petites stratégies minables. Guelfi fait semblant de n'être qu'un petit intermédiaire, mais c'est  Sirven est sans doute le plus inquiétant, le, plus machiavélique, qui   laisse tomber quelques phrases menaçantes d'un maître chanteur rompu à ce genres d'affaires, du genre: “laissez tomber sinon je vais me mettre vraiment à parler, et beaucoup d'hommes politiques français vont être éclaboussés”; quant à Loïch Le Floch-Prigent, cynique et suffisant, il sait se montrer d'une mauvaise foi patente, et  même quand il joue les repentis, il reste méprisant envers une justice qu'il croyait aux ordres.    Les dialogues sont tout à fait authentiques et il faut parfois se pincer pour croire que des dirigeants importants, bardés de décorations dont la Légion d'Honneur, aient cette arrogance et cet esprit de clan. L'on se dit parfois  qu'il doit y avoir d'autres affaires aussi incroyables , mais tapies dans l'ombre qui sévissent actuellement.   C'est aussi drôle qu'amer et ces messieurs ont tous des phrases incroyables: ” Ce n'est pas moi qui ai le goût du luxe, c'est ma femme” . ” Pour des raisons africaines; j'étais aussi le conseil du Président Bongo” dit Tarallo. ” Ce qu'Eva Joly appelait la corruption, le l'appelle moi un travail”. Et ils sont toujours prêts à brouiller les pistes et à se rejeter les responsabilités.    Nicolas Lambert a eu raison d'assumer tous les rôles; il faut le voir singeant Tarallo à la barre, ou mimant Le Floch Prigent. C'est vraiment du grand art digne de la meilleure commedia del'arte. A la fin, Nicolas Lambert quitte son rôle de Président quelques minutes pour constater , comme n'importe lequel des spectateurs, l'étendue des dégâts, tant il est vrai que cette affaire comme il le dit, aurait pu faire sauter vingt fois la République. Comment un petit malfrat de banlieue pourrait-il en effet supporter cette injustice judiciaire;  d'un côté ,de lourdes peines souvent pour un petit délit, et de l'autre quelques années de détention et des amendes  pour de gigantesques  détournements de fond.    On repense à ce court spectacle de tribunal joué autrefois dans la rue  par les comédiens du Théâtre du Soleil  avec cette phrase qui disait déjà tout: “Qui vole un œuf va en prison, qui vole des millions va au Palais-Bourbon”., Ne soyons pas dupes, cela existe dans toutes les démocraties mais la douce France est  quand même douée dans le genre: tous les gouvernements  ont eu leur lot de scandales mais celui-ci, par le nombre et l'importance de ceux qui y ont trempé, a quelque chose d'inimitable quand il est mis en scène avec un art de l'acteur aussi  exceptionnel.   Certes le temps a passé, mais pas tant que cela, et  reste, grâce à la magie du théâtre, une sacrée leçon d'histoire et de sociologie: ” Je comprends peu à peu qu'ils ne voient pas les  délits, écrit Eva Joly, parce qu'ils évoluent dans un autre monde, physique et mental”.    Ici, c'est  magnifiquement dit et  illustré par Nicolas Lambert.</description>
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      <title>À nous Paris</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Mar 2011 13:37:13 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/3/28_A_nous_Paris_files/6a01156f98f22b970c0133f4b2029a970b-800wi.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object040_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:145px; height:28px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Il est souvent	question de justice en France ces temps-ci, mais celle-ci ne vient que rarement toquer à la porte du théâtre. Lancé en 2003, ce théâtre-documentaire fait figure de lumineuse exception. Le sujet ? L’affaire Elf. Un opaque scandale politico-financier dont on a dit qu’il pouvait « faire sauter vingt fois la République » ! Heureusement, un homme a décidé de condenser ce procès complexe. Cette perle, c’est Nicolas Lambert. Le défi impressionne : véritable acti- viste de la scène, il a assisté aux séances durant quatre mois et demi, les disséquant pour en tirer une lecture accessible à tous. L’enjeu : donner la parole aux prin- cipaux acteurs, via des extraits judiciaires soigneusement choisis.&lt;br/&gt;Le résultat est un acte citoyen, un travail militant d’histoire contemporaine, un outil politique mais aussi une œuvre théâtrale édifiante. Un juge, des prévenus et du public, tout comme si vous y étiez ! Pre- mier volet d’un triptyque “Bleu-Blanc-Rouge (l’a-démocratie)” sur les mensonges d’Etat, cette nouvelle version puise sa force dans une atmosphère de salle d’audience parfaitement recréée. Mais aussi dans les blancs qui disent en creux le cynisme d’un système politique. Derrière son pupitre (un baril bleu), Lambert révèle sa capacité à jouer tous les personnages : alternant les voix, les mimiques, il restitue avec une vitesse d’exécution sidérante la virtuosité inquisitrice du président du tribunal, l’arrogance mena- çante d’Alfred Sirven, les repen- tances de Loïc Le Floch-Prigent, la faconde d’André Tarallo – “Monsieur Afrique” – ou la gouaille d’An- dré Guelfi alias Dédé la Sardine. Du Audiard pur jus ! Tous les dia- logues sont vrais et on se pince. Car dans la langue de ces anciens rois du pétrole, on ne dit pas « Oui, je le savais », mais « Je n’ai pas pu igno- rer, par conséquent j’ai su ». L’esquive élevée au rang des beaux-arts ! Abus de biens sociaux, recels, commissions échouant sur des comptes en Suisse... On découvre les enjeux occultes de ce « casse du siècle » avec un mélange d’hilarité et d’écœurement. “Elf, la pompe Afrique” se veut tout autant la relec- ture d’un procès qu’un réquisitoire implacable contre ces édiles mafieux qui maintiennent les anciennes colonies sous coupe réglée.&lt;br/&gt;Aérée de suspensions d’audience où un griot (Francine Romain) est aussi invité à témoigner, cette création ludique de la compagnie Un pas de côté voit enfin le comé- dien se dépouiller de tous ses ori- peaux. Le voilà signalant de très graves éboulements dans les pro- fondeurs de la démocratie : des hommes ont été jugés, mais pas le système Elf. « La Ve République n’a donc pas sauté vingt fois. Ni dix fois. Ni une, ni deux... mais sa santé m’inquiète », lance t-il sur l’air de “La Marseillaise”. &lt;br/&gt;Une exhortation à revendiquer notre part d’indignation. Comment rater ça ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jusqu’au 3 avril, du jeudi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h, au Grand Parquet, 20 bis, rue du Département, 18e. M° La Chapelle. Tél. : 01 40 05 01 50. &lt;br/&gt;E-mail	: &lt;a href=&quot;mailto:billeterie@legrandparquet.net/&quot;&gt;billeterie@legrandparquet.net&lt;/a&gt;. Infos : &lt;a href=&quot;http://www.legrandparquet.net/&quot;&gt;www.legrandparquet.net&lt;/a&gt;. Pl. : 13 €. TR	: 3 à 9 €.</description>
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      <title>France Info - Sortir, écouter, voir</title>
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      <pubDate>Tue, 22 Mar 2011 17:07:22 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/3/22_France_Info_-_Sortir,_ecouter,_voir_files/www.franceculture.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object049_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:74px; height:75px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&amp;quot;Elf la pompe Afrique&amp;quot;, du théâtre documentaire dérangeant, une pièce écrite pendant le procès Elf en 2003, par Nicolas Lambert. Un réquisitoire impitoyable à l’affiche du Grand Parquet à Paris jusqu’au 3 avril.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans Elf La Pompe Afrique, premier volet de sa trilogie &amp;quot; Bleu Blanc Rouge&amp;quot; joué plus de 400 fois en France et en Afrique, Nicolas Lambert a voulu transmettre à un large public les minutes du procès Elf qui s’est déroulé au printemps 2003 à Paris.&lt;br/&gt;Nicolas Lambert interprète dans une jubilation communicative 4 personnages-clés de ce procès fleuve : le président du tribunal, et le trio Alfred Sirven, Le Floch Prigent, André Tarallo. Un spectacle composé il y a 7 ans, à partir de notes et croquis accumulés pendant 4 mois entre avril et juillet 2003. Nicolas Lambert suit ce procès fleuve aux premières loges en se faisant passer pour un journaliste. Le public rit beaucoup, il est aussi consterné en entendant, comme le dit ce comédien militant, les vraies paroles d’un procès qui nous regarde.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Elf la Pompe Afrique, un spectacle écrit et joué par Nicolas Lambert au &lt;a href=&quot;http://www.legrandparquet.net/le-grand-parquet-elf-la-pompe-afrique-nicolas-lambert.html&quot;&gt;Grand Parquet&lt;/a&gt; dans le 18è à Paris jusqu’au 3 avril.&lt;br/&gt;Le 26 avril prochain, jour du 25è anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, Nicolas Lambert crée en avant-première au Grand Parquet, le 2è volet de sa trilogie sur les mensonges d’état, consacré au nucléaire. Son nouveau spectacle Avenir radieux, une fission française, sera présenté à 20h.</description>
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      <title>France Inter - Charlotte Lipinska</title>
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      <pubDate>Mon, 21 Mar 2011 16:56:07 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/3/21_France_Inter_-_Charlotte_Lipinska_files/franceinter-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object002_2.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:62px; height:66px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;invités&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ali Laïdi&lt;br/&gt;Docteur en science politique de l'université Paris 2, diplômé de l'Ecole de journalisme de Paris, Ali Laïdi a travaillé pour différents médias où il a couvert les questions relatives au terrorisme islamique et à la guerre économique.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Auteur de nombreux articles dans des revues spécialisées, Ali Laïdi est également l'auteur de plusieurs ouvrages : « Retour de Flamme » (Calmann-Lévy, 2006), « Les secrets de la guerre économique » (Seuil, 2004), « Le Jihad en Europe » (Seuil, 2002) et co-auteur d'un ouvrage collectif « Guerre secrète contre Al-Qaïda », (Ellipses, 2003).&lt;br/&gt;Cette année il dirige le premier Festival International du Film Géopolitique qui se tient du 23 au 27 mars prochain à Grenoble. Unique en son genre, ce festival diffusera à la fois des avant-premières ainsi que des films inédits en France, venant d’Egypte, d’Iran, des Etats-Unis, du Canada et d’Europe. Les projections se tiendront au Cinéma Le Club ainsi qu'à Grenoble Ecole de Management.&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.grenoble-em.com/festival/film.html&quot;&gt;Festival International du Film Géopolitique&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nicolas Lambert&lt;br/&gt;Nicolas Lambert est venu au théâtre par le biais de l'éducation publique. En 1992, il fonde avec Sylvie Gravagna &amp;quot;la Compagnie Charlie Noé&amp;quot; et s'engage dans un théâtre de l'action en prenant la Banlieue Parisienne comme espace de travail.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il fonde en 2005 la Compagnie &amp;quot;Un Pas de Côté&amp;quot; sous laquelle il va écrire une trilogie citoyenne Bleu Blanc Rouge. Dans le premier volet il s'attaque à l'affaire Elf. Le comédien-metteur en scène a en effet suivi quatre mois de ce long procès, l'a retranscrit pour rapporter sur scène les &amp;quot;vraies paroles&amp;quot; des protagonistes. Un théâtre-documentaire pour comprendre.&lt;br/&gt;Elf la pompe Afrique rend compte de cet imbroglio politico-judiciaire par la bouche-même des acteurs du procès. Ce spectacle se joue au Grand Parquet jusqu'au 3 avril du jeudi au dimanche.&lt;br/&gt;Le second volet de Bleu Blanc Rouge intitulé Avenir radieux, une fission française aborde le problème du... nucléaire. Cette nouvelle création sera présentée sous forme de chantier de travail le 26 avril également au Grand Parquet.&lt;br/&gt;Le troisième volet sera consacré à l'armement.&lt;br/&gt;Le Grand Parquet&lt;br/&gt;20 bis, rue du département&lt;br/&gt;75018 Paris&lt;br/&gt;Réservations : 01 40 05 01 50&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.unpasdecote.org/UnPasdeCote/Accueil.html&quot;&gt;Compagnie Un pas de côté&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Olivier Py&lt;br/&gt;Olivier Py est à la fois auteur, metteur en scène et comédien. Il dirige depuis 2007 le théâtre national de l'Odéon.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sa dernière création Adagio (Mitterrand, le secret et la mort) se joue du 16 mars au 10 avril 2011 au Théâtre de l'Odéon.&lt;br/&gt;1995 : Mitterrand achève son second mandat. Il sait qu’il ne lui reste plus que quelques mois. Olivier Py, dont la conscience citoyenne s’est formée sous sa présidence, a voulu retracer cette dernière année, revisiter quelques-uns des principaux moments d’une existence vouée à vivre et à méditer l’Histoire, imaginer le dialogue avec soi-même d’un homme de verbe et d'action qui travailla sa propre fin comme l'ultime rôle à sa mesure.&lt;br/&gt;Théâtre de l'Odéon&lt;br/&gt;Place de l'Odéon&lt;br/&gt;75006 Paris&lt;br/&gt;Réservations : 01 44 85 40 40&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.concerts.fr/Biographie/olivier-py&quot;&gt;biographie d'Olivier Py&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Rue89 : Au théâtre ce soir</title>
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      <pubDate>Sat, 19 Mar 2011 11:47:10 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/3/19_Rue89___Au_theatre_ce_soir_files/www.rue89.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object000_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:73px; height:36px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Hasard du calendrier, trois spectacles sur la justice se retrouvent au théâtre : Denis Robert et « Bankenstein », Jacques Vergès et sa carrière d'avocat théâtralisée. Et l'extraordinaire « Elf, la pompe Afrique », dans laquelle le comédien Nicolas Lambert joue plusieurs protagonistes du procès.&lt;br/&gt;L'avocat mondial &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Verg%C3%A8s&quot;&gt;Jacques Vergès&lt;/a&gt; qui se livre dans &lt;a href=&quot;http://www.lestroiscoups.com/article-25245425.html&quot;&gt;« un monologue théâtral aux allures d'autoprocès »&lt;/a&gt;. C'est le thème de « Serial plaideur », qui replace la théâtralité de la justice à l'échelle de l'humanité, en convoquant Jack l'Eventreur, Sophocle ou Jeanne d'Arc. A voir au théâtre du Rond-Point et bientôt à celui de la Madeleine, à Paris.&lt;br/&gt;Mais l'avocat de Carlos et de Klaus Barbie n'est pas le seul habitué des prétoires à retrouver sur les planches. Sur la scène du même Rond-Point, c'est &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/tag/robert&quot;&gt;Denis Robert&lt;/a&gt; qu'on retrouve, qui a mis une cravate pour la première fois de sa vie.&lt;br/&gt;Cet automne, le journaliste et écrivain racontait &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/tag/clearstream&quot;&gt;l'affaire Clearstream&lt;/a&gt; . Ou comment il est devenu « Bankenstein ». Comment « Batrobert » s'est battu pendant dix ans sur le front judiciaire.&lt;br/&gt;A l'époque, le néo-comédien ignorait que la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire française, &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2011/02/05/denis-robert-blanchi-pour-avoir-dit-que-clearstream-blanchissait-189174&quot;&gt;blanchirait son enquête&lt;/a&gt;, dans un arrêt rendu début février.&lt;br/&gt;« Bankenstein, Batrobert, le cauchemar des banquiers »&lt;br/&gt;Extraits de son monologue, &lt;a href=&quot;http://www.ventscontraires.net/article.cfm/3464_denis_robert_contre_bankenstein_-_1.html&quot;&gt;diffusé en ce moment&lt;/a&gt; (en 20 épisodes, un par semaine) sur le site du théâtre du Rond-Point :&lt;br/&gt;« J'accomplis ce qu'ils ont voulu faire de moi. Ils ont voulu faire de moi un personnage de fiction. Et donc voilà, c'est réussi, je ne suis pas réel. […]&lt;br/&gt;Bankenstein, Batrobert, le cauchemar des banquiers. […]&lt;br/&gt;Quand je pense à lui, je me dis que sa vie doit être vraiment compliquée et que je n'aimerais pas être à sa place. Le seul problème, c'est que Denis Robert, c'est moi. »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Lambert&quot;&gt;Nicolas Lambert&lt;/a&gt;, lui, n'est pas journaliste, il est comédien. C'est pourtant un travail de chroniqueur judiciaire qu'il a effectué en suivant le procès de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Elf&quot;&gt;l'affaire Elf&lt;/a&gt; : il a suivi toutes les audiences et noté scrupuleusement les propos des prévenus, les taiseux ou truculents Loïk Le Floch-Prigent, Alfred Sirven, André Tarallo, André Guelfi…&lt;br/&gt;Créé en 2004, son spectacle « Elf, la pompe Afrique » a connu un succès phénoménal. Il le reprend jusqu'au 3 avril &lt;a href=&quot;http://www.legrandparquet.net/le-grand-parquet-elf-la-pompe-afrique-nicolas-lambert.html&quot;&gt;au théâtre parisien du Grand Parquet&lt;/a&gt;, avant de créer le deuxième volet de &lt;a href=&quot;http://www.unpasdecote.org/UnPasdeCote/Bleu-Blanc-Rouge.html&quot;&gt;sa trilogie « Bleu Blanc Rouge »&lt;/a&gt;, « Avenir radieux », consacré au nucléaire, le 26 avril (le troisième portera sur l'armement).&lt;br/&gt;Les personnages du procès Elf joués par un seul comédien&lt;br/&gt;Là aussi, une affaire est entièrement transposée sur une scène. Par le biais du jeu, et pas de la narration. Le texte est un petit peu allégé par rapport à la version de 2004. Mais tout y est : le culot des prévenus, leur humour (volontaire ou non), leurs tics de langage.&lt;br/&gt;Seul comédien sur scène, derrière un baril de pétrole, Nicolas Lambert joue tous les rôles. Les répliques sont authentiques. C'est comme si on était à l'audience. (Voir la bande-annonce)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Résumer l'affaire Elf en pièce de théâtre pourrait paraître ardu. Dans le spectacle de Lambert, on ne s'embête pas une seconde. En deux heures, il vit ses personnages, et replace l'affaire Elf dans son contexte, celui de la Françafrique et d'une justice soumise aux pressions du pouvoir politique.</description>
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      <title>Témoignage Chrétien - Jean-Pierre Han </title>
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      <pubDate>Thu, 17 Mar 2011 12:20:15 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/3/17_Temoignage_Chretien_-_Jean-Pierre_Han_files/75011-logo-temoignage-chretien.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object252.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:116px; height:35px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Revoilà, dans une nouvelle mouture, Elf, la pompe Afrique, qui, à la surprise générale a connu un retentissement aussi important qu’étonnant.&lt;br/&gt;« Elf, la pompe Afrique » de et par Nicolas Lambert. Le Grand Parquet, Paris 18e , jusqu’au 3 avril, à 20 heures. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Elf, la pompe Afrique rend compte du procès Elf qui s’est déroulé de fin mars à début juillet 2003 au Palais de Justice de Paris, la compagnie pétrolière ayant intenté un procès à trente-sept prévenus dont MM. Loïk Le Floch-Prigent, alors président de la compagnie, Alfred Sirven, son directeur général, et André Tarallo, le monsieur « Afrique » de la société.&lt;br/&gt;Soyons clair, et sur ce point le spectacle de Nicolas Lambert l’est parfaitement, ce n’est pas la compagnie pétrolière qui est mise en cause, mais les énormes abus de biens sociaux commis à son détriment pendant les quatre années de la présidence de Loïk Le Floch-Prigent, entre 1989 et 1993…&lt;br/&gt;Jamais le pouvoir politique et son système de financements géré par Elf (qui entrera plus tard dans le giron de Total) ne sera dénoncé, voire accusé.&lt;br/&gt;Se faisant passer pour un journaliste, Nicolas Lambert a assisté, quatre mois durant, à l’intégralité du procès. Il lui aura suffi, si on ose dire, de faire le tri dans la masse des propos soigneusement recueil­lis, d’en faire un montage.&lt;br/&gt;En l’espace de deux heures, sa pièce ramasse les minutes essentielles du procès. Le résultat est d’une efficacité redoutable. Jetées avec allégresse à la face du public, on comprend aisément que les « répliques » aient pu avoir cet impact.&lt;br/&gt;Car tout est dit, répété, asséné, sur ce système de corruption très au point qui date de bien avant l’arrivée de Le Floch-Prigent nommé à ce poste par François Mitterrand afin de mieux « équilibrer » la manne financière auprès de ses amis…&lt;br/&gt;« Je m’aperçois que nous ne sommes pas face à trois personnes qui ont dérapé. C’est beaucoup plus profond que ça. Il s’agit réellement d’un système de gouvernement, d’un système de prises de marché », avait d’ailleurs conclu la juge d’instruction Eva Joly à l’époque.&lt;br/&gt;DÉMONSTRATION&lt;br/&gt;Seul sur scène, Nicolas Lambert incarne tous les personnages à la fois, et même le sien propre dans une belle mise en abyme qui interpelle les spectateurs sommés, par exemple, de se lever à chaque début de séance, « comme au tribunal », comme dans la réalité…&lt;br/&gt;Le voici donc tour à tour président du tribunal installé derrière un simple baril posé au milieu du plateau vide, chacun des trois prévenus principaux croqués dans une de leur attitude favorite et plus rarement un juge ou un avocat.&lt;br/&gt;Rien de plus et cela suffit amplement à la démonstration qu’il entend mener. Car le procès mis en scène devient tout à coup d’une clarté évidente pour qui s’était perdu dans les méandres du « vrai » procès, celui de la réalité.&lt;br/&gt;C’est peut-être là la vertu principale de ce type de spectacle, documentaire si l’on veut (le terme et sa définition demanderaient à être explicités).&lt;br/&gt;Nicolas Lambert semble avoir mis au point son propre système de spectacle civique. Après Elf, la pompe Afrique, il nous proposera – deuxième volet d’une trilogie, Bleu, blanc, rouge – un spectacle où il sera question de l’industrie nucléaire… sous le titre d’Avenir radieux. Ce sera pour l’année prochaine. &lt;br/&gt;</description>
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      <title>La Terrasse</title>
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      <pubDate>Tue, 15 Mar 2011 13:27:16 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/3/15_La_Terrasse_files/index.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object034_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:141px; height:32px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Nicolas Lambert propose une nouvelle version de son indispensable mémorial du procès Elf et travaille au deuxième volet d’une trilogie sur les mensonges d’Etat : reprise et création à ne surtout pas rater !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bleu – Blanc – Rouge, l’a-démocratie, tel est le titre du triptyque dont Nicolas Lambert a jeté les bases en 2003 avec un spectacle joué plus de quatre cents fois et devenu aussi célèbre que les tristes sires qu’il met en scène : Elf, la pompe Afrique. De mars à juillet 2003, Nicolas Lambert a consigné les minutes du procès de ce formidable scandale politico-financier qui révéla les arcanes mafieuses de la politique africaine d’une France maintenant ses anciennes colonies sous coupe réglée. Nicolas Lambert interprète les différents protagonistes de cette affaire d’Etat : comparaissent à nouveau, devant les yeux des spectateurs, Loïk Le Floch-Prigent, André Tarallo, Alfred Sirven et André Guelfi, grands manipulateurs de fonds et d’influences. Indispensable viatique pour se repérer dans les méandres de ce marigot, le spectacle de Nicolas Lambert est aujourd’hui repris pendant que son auteur travaille en résidence au Grand Parquet à éclairer un autre imbroglio : celui du nucléaire français. Un avenir radieux, une fission française sera présenté pour la première fois le 26 avril à 20h. En résonnance aux représentations d’Elf, la pompe Afrique et à l’installation de Nicolas Lambert au Grand Parquet, Franck Lepage et la SCOP Le Pavé proposent six conférences gesticulées : un indispensable complément à ce mois de lucidité politique !&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;</description>
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      <title>RFI - Danse des mots</title>
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      <pubDate>Mon, 14 Mar 2011 16:19:08 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/3/14_RFI_-_Danse_des_mots_files/www.rfi-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object075.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:66px; height:66px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Spectacle au Grand Parquet «Elf la Pompe Afrique» basée sur un fait authentique : le procès Elf. Huit ans d'instruction, quatre mois d'audience, il a fallu beaucoup de courage et de patience à Nicolas Lambert pour se glisser parmi le public des audiences du procès Elf, pour tout noter patiemment et pour en tirer finalement deux heures de théâtre. &lt;br/&gt;L'ambition de Nicolas Lambert est de travailler sur les mensonges d'Etat. Le spectacle «Elf la Pompe Afrique» en est l'expression. Il nous laisse à voir la duplicité des hommes face à leurs propres mensonges. D'une analyse rigoureuse qui nécessite un travail de documentation considérable, il nous livre sur scène les aspects méconnus, les mystères, les jeux de pouvoir, les ambitions inavouables, la mauvaise foi, ce côté humain, trop humain des hommes de pouvoir.</description>
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      <title>France Inter - Kathleen Evin</title>
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      <pubDate>Wed, 9 Mar 2011 16:49:17 +0100</pubDate>
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      <title>France Inter - Stéphane Paoli</title>
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      <pubDate>Sun, 6 Mar 2011 17:15:34 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/3/6_France_Inter_-_Stephane_Paoli_files/franceinter-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object002_4.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:62px; height:66px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;invités&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;William Karel&lt;br/&gt;documentariste. Il a notamment réalisé un téléfilm &amp;quot;Poison d'avril&amp;quot;, diffusé sur Arte en 2007.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Denis Robert&lt;br/&gt;écrivain, journaliste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont : une BD, &amp;quot;L’affaire des affaires – Tome 2, L’enquête&amp;quot; (Dargaud, 2009), un roman &amp;quot;La domination du monde&amp;quot; (Points, 2007), mais aussi &amp;quot;Cleastream, l’enquête&amp;quot; (Les Arènes, 2006).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nicolas Lambert&lt;br/&gt;auteur, metteur en scène, comédien. Il joue actuellement dans une pièce qu’il a lui-même mis en scène &amp;quot;Elf, la pompe Afrique&amp;quot;, laquelle se joue jusqu’au 3 avril au Grand Parquet, à Paris.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Isabelle Veyrat-Masson&lt;br/&gt;directrice de recherches au CNRS, directrice du Laboratoire Communication et politique, et spécialiste de l’histoire des médias. On lui doit notamment l'ouvrage suivant : &amp;quot;Télévision et Histoire, le mélange des genres. Docudramas, docufictions et fictions du réel&amp;quot; (De Boeck,&lt;br/&gt;2008).&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Le Mouv - La Matinale</title>
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      <pubDate>Fri, 4 Mar 2011 13:50:31 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2011/3/4_Le_Mouv_-_La_Matinale_files/mouv-gribouillagenoirsmal-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object048_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:74px; height:65px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Tous les matins dès 7h, retrouvez Yassine Belattar et son équipe pour une libre antenne matinale. Au programme: Débats avec les auditeurs du Mouv' autour de l'actualité du jour et rencontres avec divers invités politiques ou culturels. </description>
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      <title>Cultur'Afrique - Seydina Insa Wade</title>
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      <pubDate>Fri, 5 Dec 2008 14:33:39 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2008/12/5_CulturAfrique_-_Seydina_Insa_Wade_files/droppedImage.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object061_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:176px; height:30px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;À Bamako, à l’occasion du Festival “Théâtre des réalités”, le chanteur et guitariste sénégalais Seydina Insa Wade rythme les “suspensions d’audience” dans la pièce “Elf, la pompe Afrique”, de Nicolas Lambert. L’ancien contrebassiste de Rio Sextet est aussi acteur et auteur de musiques de films. Entre ces trois passions, qu’il exerce à Paris, le guitariste ne voit qu’une harmonie de l’art.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Aux Quartiers d'Orange, à Bamako, lors d'une “interruption d'audience” de la pièce de Nicolas Lambert.&lt;br/&gt;En 1966, au Festival des Arts de Dakar, Seydina Insa Wade avait imposé un style controversé: le folk chanté en wolof. Depuis, il a fait voyager ses sonorités acoustiques sur la scène musicale mondiale. &lt;a href=&quot;http://www.culturafrique.net/?p=17&quot;&gt;Dans le cadre de la Caravane des Réalités&lt;/a&gt; et du festival de théâtre éponyme, qui se tient à Bamako du 1er au 7 décembre 2008, l’ancien chanteur-guitariste du groupe Xalam épaule le comédien Nicolas Lambert dans le cadre de la pièce &lt;a href=&quot;http://www.culturafrique.net/?p=305&quot;&gt;Elf, la pompe Afrique&lt;/a&gt;. Guitare en bandoulière, son éternel chapeau noir vissé sur la tête le musicien sénégalais joue sur scène lors des suspensions d’audience.&lt;br/&gt;À travers ses notes de folk, il dénonce en wolof les relations biaisées entre la France et l’Afrique. Dans cette pièce engagée il instruit en musique le procès de la société pétrolière française, qui pompe l’or noir africain comme le moustique aspire le sang. Elf, la pompe Afrique, c’est, pour Seydina Insa Wade, la “bombe Africa”: “C’est une bombe pour le continent qui a débuté avec le Général de Gaulle, s’est poursuivie sous François Mitterrand et continue actuellement avec Nicolas Sarkozy”, constate-t-il.&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.culturafrique.net/wp-content/uploads/2008/12/wmdseydinainsewade.jpg&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;Sa prestation sur les planches tout comme sa complicité avec Nicolas Lambert ont des précédents. Dès 1998, dans une comédie musicale enfantine qui mettait en évidence la fusion mélodique du musicien sénégalais avec la violoncelliste française Hélène Billard, le comédien français interprétait le rôle de la Bête. Auparavant, Seydina Insa Wade avait accompagné son compatriote, le conteur Makena Diop, dans ses prestations et travaillé en France avec le défunt pensionnaire de Sorano, Youssou Dione.&lt;br/&gt;Mais c’est sur les plateaux de cinéma qu’a débuté la liaison du guitariste avec la comédie. Auteur de la musique de plusieurs réalisations, il a notamment signé, en 1974, la musique du film Xew Xew, du cinéaste Cheikh Gaïdo Bâ, dans lequel il tient d’ailleurs un rôle. Il en extrait un 45 Tours, Tablo Ferraye, qui marque le début de sa carrière solo.&lt;br/&gt;L’interprète de Yoff (album sorti en 1985) estime qu’il est plus facile d’enregistrer un album que de créer une musique pour le cinéma ou le théâtre: “Dans ces cas, explique-t-il, on accompagne par des notes une histoire.” Même s’il n’y a pas de chant, il faut, ajoute l’instrumentiste, “entrer dans le scénario par les mélodies, les sensibilités”. Seydina Insa Wade a su faire rimer l’activité de musicien, de comédien et de compositeur: “On est toujours dans l’art; il y a une harmonie”.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Cultur’Afrique</title>
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      <pubDate>Thu, 4 Dec 2008 14:17:36 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2008/12/4_CulturAfrique_files/droppedImage.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object056_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:176px; height:30px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;En première à Bamako, la pièce Elf, la pompe d’Afrique a été jouée mercredi 3 décembre sur les planches des Quartiers d’Orange. Ce procès de la politique néocolonialiste de la France en Afrique (la “Françafrique”), dont les textes sont tirés des propos réellement tenus en 2003 devant le tribunal parisien chargé de juger les principaux responsables de la firme pétrolière, a été mis en scène par le Français Nicolas Lambert. Une expression du théâtre documentaire sur fond d’or noir…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le décor est simple. Un baril qui sert de pupitre au juge, au milieu d’une scène circulaire avec un présentoir de cartable. Trois portraits en couleur des présidents français De Gaulle, Mitterrand et Chirac, accrochés à un poteau noir et surmontés par une balance sur le côté jardin. Un comédien qui entre successivement dans la peau de cinq personnages. Voici l’arsenal scénographique choisi par Nicolas Lambert pour instruire à charge, condamner et enfin dénoncer la politique de domination indirecte de la France sur ses anciennes colonies d’Afrique. “Elf a été créé pour maintenir l’Algérie et les rois nègres dans l’orbite française par le biais du pétrole. Avec les Algériens, ça a capoté. Avec les rois nègres, ça se poursuit”, explique au tribunal, sans le moindre état d’âme, Loïk Le Floch-Prigent, président d’Elf de 1989 à 1993.&lt;br/&gt;Une manière pour le comédien français de proclamer son acte de foi. “Je voudrais que les gens sachent ce qui ce passe”, affirme-t-il. Un engagement citoyen et militant en somme, qui constitue la trame de sa cinquième pièce: Elf, la pompe Afrique. Avec talent, Nicolas Lambert écrit et met en scène un fait réel à partir des déclarations tenues à l’audience. Il joue à la fois le rôle des avocats, des juges et des prévenus.&lt;br/&gt;Sur la scène, l’acteur use de la caricature et de l’humour pour dénoncer des faits graves de corruption. L’ensemble des dialogues est issu des révélations tenues à la barre par les dirigeants d’Elf. Comme pour cette faramineuse (rétro-)commission de 150 millions de dollars versée pour une opération – avortée – de lobbying visant à exploiter le pétrole vénézuelien. Quatre personnages interviennent de manière récurrente: Loïk Le Floch-Prigent, président d’Elf à l’époque des faits incriminés, Alfred Sirven, ancien directeur des affaires générales du groupe, et André Tarallo, le “Monsieur Afrique” de la multinationale – sans oublier le président du tribunal.&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.culturafrique.net/wp-content/uploads/2008/12/lambert_n_b.jpg&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;Par une alchimie entre la lumière et un jeu d’acteur réussi, Nicolas Lambert se métamorphose tour à tour pour les faire s’exprimer à tour de rôle. L’intonation vocale, la gestuelle, l’expression corporelle et du visage facilitent l’incarnation successive par l’acteur de plusieurs personnages. Les suspensions d’audience sont l’occasion d’intermèdes musicaux du chanteur sénégalais Seydina Insa Wade. Par les sons mélodieux de sa guitare et les paroles de ses chants en wolof (la langue majoritaire au Sénégal), il tient le public en haleine jusqu’à la reprise de l’audience. À ces moments-là, Nicolas Lambert use de la magie du conteur pour solliciter la participation du public, qui se lève comme un seul homme au moment de l’entrée du président du tribunal.&lt;br/&gt;Elf, la pompe Afrique incarne un mono-théâtre militant, avec des choix esthétiques réduits à leur plus simple expression. Même si le comédien réussit à merveille à se démultiplier, le spectacle aurait tout de même gagné à mettre en scène plus d’acteurs, afin de mieux matérialiser l’ambiance d’un procès théâtralisé. D’ailleurs, le comédien et metteur en scène explique que ce choix esthétique n’en est pas vraiment un: s’il évolue seul sur scène, c’est avant tout parce qu’il n’avait pas les moyens financiers de payer des comédiens. C’est dire si la mise en scène proposée ne reflète qu’imparfaitement la sensibilité du créateur.&lt;br/&gt;Cette contrainte économique explique aussi le vide du décor, lequel donne l’impression d’une vacuité scénographique. Un décor aussi simpliste symbolise-t-il l’ambiance d’un tribunal? Pourquoi avoir choisi une scène circulaire? Ces options scénographiques suffisent-elles pour théâtraliser un procès et dénoncer les relations cyniques qui se poursuivent entre la France et ses ex-colonies? Nicolas Lambert ne semble pas vouloir s’embarrasser de ces questionnements: il pose avant tout un acte de foi militant et citoyen.</description>
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      <title>WalFadjiri (Sénégal) 2</title>
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      <pubDate>Thu, 27 Nov 2008 14:37:44 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2008/11/27_WalFadjiri_%28Senegal%29_2_files/www.walf.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object060_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:158px; height:45px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;“Elf, la pompe Afrique” charge le système français. En réponse à cet engagement du comédien Nicolas Lambert, la pièce n’est pas soutenue par les autorités de l’Hexagone. La révélation en a été faite par l’auteur vendredi 21 novembre, à la fin de la représentation. C’est pourquoi, a-t-il affirmé devant le public venu assister à sa prestation au Centre culturel Blaise Senghor, “la pièce ne sera pas joué dans les Centres culturels français en Afrique”.&lt;br/&gt;Le fait que le comédien joue successivement tous les personnages de la pièce s’explique, selon lui, par les moyens limités à sa disposition. “S’il y avait d’autres comédiens, il serait difficile pour moi de les faire voyager, de les prendre en charge…”, regrette Nicolas Lambert. Les représentations qui ont actuellement lieu au Sénégal sont rendues possibles grâce à la Caravane des Réalités, initiée dans le cadre du Festival “Théâtre des Réalités” de Bamako, dont la neuvième édition est prévue du 1er au 7 décembre 2008.&lt;br/&gt;Après plus de trois cents prestations en Europe, “Elf, la pompe Afrique” n’a été jouée, en Afrique, qu’au Bénin et au Sénégal. Le Mali sera le troisième pays du continent à l’accueillir. Le spectacle incrimine aussi bien la France que l’Afrique, à travers ses chefs d’État. “On n’a pas besoin d’être en Afrique pour être choqué par les lois criminelles et le traitement inhumain subis pas les Africains qui empruntent les pirogues”, dénonce le comédien.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>WalFadjiri (Sénégal)</title>
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      <pubDate>Thu, 27 Nov 2008 14:26:44 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2008/11/27_WalFadjiri_%28Senegal%29_files/www.walf.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object060_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:158px; height:45px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Le comédien français, Nicolas Lambert a présenté, vendredi au Centre culturel Blaise Senghor, la pièce Elf, la pompe Afrique : un procès de la nébuleuse Françafrique sous couvert de celui des dirigeants de la compagnie pétrolière. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En deux heures, Nicolas Lambert revient sur l’un des procès les plus retentissants de ces dernières années. Quatre ans après l’Affaire ‘Elf’, le comédien reprend l’intégralité des audiences sous forme de documentaire théâtral. L’affaire se penche sur le rôle joué par trois anciens dirigeants de la compagnie pétrolière française et principaux commanditaires des transferts des fonds occultes.&lt;br/&gt;Sur scène, Lambert interprète le rôle joué par chacun d’eux dans cette nébuleuse. Le Pdg, Loïk Le Floch-Prigent est accusé d'abus de biens sociaux équivalents à plusieurs milliards. Ce ‘ministre bis de la coopération française’ est le plus serein parmi les trois. Aux interpellations du juge, il oppose son ignorance des transferts occultes pourtant opérés sous son magistère. Son bras droit, Alfred Sirven est le noyau de cette ‘mafia française’. Placé au cœur du ‘système de caisses noires mises en place par le groupe’, l’ancien directeur des affaires générales d'Elf est également poursuivi pour recel et abus de biens sociaux. Sirven, énervé, est le plus agité. Toujours sur la défensive, il réfute tous les faits qui lui sont reprochés. Quant à André Tarallo, le ‘Monsieur Afrique’ du groupe, il est incriminé pour enrichissement personnel sur le dos d’Elf. Vieux, il courbe l’échine sous le poids de l’âge, à seulement 67 ans. Tous se sont servis du ‘magot’ pour s’enrichir et financer des partis politiques français.&lt;br/&gt;Le procès se déroule sous le regard de trois présidents français dont les portraits meublent la salle d’audience : le Général De Gaulle, François Mitterrand et Jacques Chirac. Une façon de dire que le système opaque de versement de commissions se faisait avec leur onction tacite. Le procès ne dit pas le rôle joué par les chefs d’Etat africains dans cette affaire, même si le Gabonais Bongo et le Congolais Lissouba sont cités.&lt;br/&gt;Dans une salle d’audience archicomble, le comédien replonge dans les méandres de la secrète Françafrique. Egal à lui-même dans ses différents rôles, Lambert sert un récit a la fois dépouillé, cynique et comique.&lt;br/&gt;Meublant les entractes (suspensions d’audience), le musicien Seydina Insa Wade apporte sa touche à ce procès à charge. Pour lui ‘la pompe Elf est la bombe Africa’.&lt;br/&gt;La pièce se termine par la Marseillaise. Lisant le procès-verbal final Nicolas Lambert souligne alors : ‘Tout est de la responsabilité de la France.’ Dakar est la deuxième étape africaine du comédien français, après Bénin en 2006. La pièce est présentée à Thiès, Kaolack et Tambacounda entre les 22 et 26 novembre.&lt;br/&gt;Nicolas LAMBERT-comédien : ‘La pièce ne sera pas jouée dans les instituts français’&lt;br/&gt;Pour avoir dénoncé le système français en Afrique, la pièce Elf, la pompe Afrique n’est pas soutenue par les autorités de l’Hexagone. ‘La pièce ne sera pas jouée dans les centres culturels français en Afrique’, a indiqué son auteur. Selon le comédien, les moyens limités dont il a bénéficié justifient la mise en scène très sobre et le choix d’un seul personnage pour interpréter tous les rôles. ‘S’il y avait d’autres comédiens, il serait difficile de les faire voyager et les prendre en charge’, a expliqué Lambert.&lt;br/&gt;La représentation du Sénégal a été possible grâce à la ‘Caravane des réalités’, initiée dans le cadre du festival de théâtre des réalités de Bamako prévu du 1er au 7 décembre 2008.&lt;br/&gt;Après plus de trois cents représentations en Europe, Elf la pompe Afrique n’a été joué qu’au Bénin et au Sénégal. Le Mali sera le troisième pays du continent à l’accueillir.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Ulysse</title>
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      <pubDate>Thu, 6 Nov 2008 18:17:41 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2008/11/6_Ulysse_files/ulysse.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object262.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:82px; height:37px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Pendant les quatre mois du procès ELF, le comédien Nicolas Lambert a suivi les audiences. Il a nourri son imaginaire des dialogues saisissants entre les magistrats et ces hommes de l’or noir qui connaissent les secrets les moins reluisants de la République. &lt;br/&gt;Car sous couvert de parler “d’affaires africaines” ou de “cuisine”, c’est bel et bien les coulisses de la Ve République qui sont dévoilées. De de Gaulle à Mitterrand, en passant par Giscard, les hommes changent, mais les méthodes demeurent. Ce théâtre citoyen pourrait être déprimant, s’il n’était servi par un formidable talent d’acteur et d’observateur. On se prend à rire des “bons mots” de ces escrocs de haut vol. &lt;br/&gt;Comme si Molière s’était invité au Palais de Justice. Grand succès sur les planches, ce “documentaire théâtre” est devenu un DVD pour notre plus grand bonheur.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Témoignages (La Réunion)</title>
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      <pubDate>Tue, 7 Oct 2008 13:56:40 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2008/10/7_Temoignages_%28La_Reunion%29_files/www.temoignages.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object053_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:141px; height:32px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;La compagnie &amp;quot;un pas de côté&amp;quot; présente à Saint-Denis &amp;quot;Elf la pompe Afrique&amp;quot; une pièce de Nicolas Lambert, qu’il interprète seul pour retracer à la manière d’un documentaire l’affaire Elf et questionner du même coup les limites de la démocratie et du fonctionnement de la cinquième république française.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Interrogé sur la raison qui l’a amené à porter ce dossier au théâtre c’est avec un naturel décontracté que Nicolas Lambert répond en faisant allusion à la réforme du régime des intermittents du spectacle : « comme tous ces gens s’intéressaient à ce que je gagnais, je me suis intéressé à la manière dont ce parti fonctionne, le parti gaulliste, et à la manière dont la cinquième république a créé les conditions permettant de financer ce parti. Et une des sources de financement du parti gaulliste, ça a été la compagnie Elf. (...) Donc ça m’a donné tout naturellement l’idée d’une série de spectacles intitulés &amp;quot;Bleu Blanc Rouge&amp;quot; dont le sous-titre serait &amp;quot;L’adémocratie&amp;quot; et dont les trois thèmes seraient non pas « liberté égalité fraternité, mais pétrole, nucléaire, armement. »&lt;br/&gt;Ô la presse d’état...&lt;br/&gt;Il poursuit : « En ce moment on va parler du procès de l’Angola Gate. On va apprendre, ou pas, comment fonctionnent les circuits de l’armement. L’essentiel de la presse française appartient aux entreprises qui sont en procès. On est censé comprendre comment M. Attali gagne des centaines de milliers d’euros à faire l’intermédiaire. On est censé voir comment le sénateur Charles Pasqua a bénéficié de certaines choses à un certain moment. Ce sera expliqué par les médias qui appartiennent à Dassault, à Bouygues, à Bolloray... En toute logique ce procès devrait faire l’objet de quelques brèves une fois qu’on aura parlé du salon de l’auto, ou autre fait divers. »&lt;br/&gt;Ironique ? même pas&lt;br/&gt;Le ton est donné. La conférence de présentation du spectacle était croustillante à souhait et ne pouvant tout reproduire, nous ne pouvons que vous inciter à participer à la rencontre du jeudi 9 octobre à 18 heures au Théâtre du Grand Marché sur le thème &amp;quot;L’Afrique un continent sous influence&amp;quot;. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous n’avons posé que trois questions.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Utiliser le nom et le logo de l’entreprise Elf vous a-t-il valu des problèmes ?   Non, pas pour le spectacle. Sauf que aucun éditeur français n’a osé publier le titre, ça a posé problème pour l’édition du livre qui a du se faire en Belgique. Mais il n’y a aucune réaction de Elf.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vous dénoncez le fonctionnement de la démocratie et vous citez la droite. N’est-ce pas la même chose avec les socialistes ?    Si, c’est la même chose. Et je suis content que vous n’ayez pas utilisé le terme de &amp;quot;gauche&amp;quot; pour parler des socialistes.  Vous utilisez les paroles mêmes prononcées lors du procès, les principaux intéressés vous ont-ils demandé des droits d’auteurs ?    Non&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une dernière question lui a été posée sur l’accueil réservé à sa pièce. &lt;br/&gt; « J’ai joué 400 fois, dans des salles plus ou moins grandes, ça concerne environ une dizaine de milliers de spectateurs. Aujourd’hui la Française des Jeux présente une nouveauté, voyons simplement ce soir dans l’espace public, l’espace que prend la française des boeufs, et de l’autre voyons l’espace qu’il y aura... sur ce genre de dossier. » &lt;br/&gt;Mais allons déjà voir &amp;quot;Elf la pompe à fric&amp;quot; et en parler, au Théâtre du Grand Marché mardi et mercredi à 19 heures, vendredi et samedi à 20 heures ou au Théâtre Vladimir Canter lundi 13 octobre à 19 heures.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;À propos du dossier &amp;quot;elf&amp;quot;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;De fin mars à début juillet 2003 s’est déroulé en public au Palais de Justice de Paris le procès intenté par la compagnie pétrolière Elf à trente sept prévenus dont MM. Loïk Le Floch-Prigent, 57 ans, Alfred Sirven et André Tarallo, 76 ans tous les deux. Ce qui est officiellement jugé, ce sont les abus de biens sociaux commis au détriment de la compagnie pétrolière pendant les quatre années de la présidence de M. Le Floch-Prigent, de 1989 à 1993. S’il n’est pas physiquement présent dans la salle d’audience c’est bien le Pouvoir politique qui comparait devant la Justice. Même si ses représentants officiels, élus, sont absents, l’Etat français doit répondre ici de son fonctionnement, de ses financements, d’une façon de diriger sa politique. Les pays d’Afrique apparaissent au fil des audiences comme un moyen au service de la République. Ce qui semblait n’être qu’une société d’exploitation d’hydrocarbures se révèle être le bras séculier d’enjeux occultes au service d’une &amp;quot;certaine idée de la France&amp;quot;. Sur scène, devant la Justice, cette dimension opaque apparaît en pleine lumière. Le Président du Tribunal brise le silence qui unit les trois principaux prévenus. Peu à peu, derrière le procès fait aux hommes, un autre procès apparaît, celui d’un système, celui d’un Etat. Pour l’écriture de la pièce, Nicolas Lambert a assisté à l’essentiel des quatre mois du procès. Les dialogues sont bien les propos qu’ont tenus les protagonistes du procès.</description>
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      <title>Clarc Centre</title>
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      <pubDate>Fri, 16 Feb 2007 16:15:33 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2007/2/16_Clarc_Centre_files/clarc_200-cropped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object147_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:120px; height:62px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Un procès à vivre, une virée du Parquet de justice aux planches de théâtre, un documentaire théâtral à déguster comme une bombe dans nos préjugés, ça vous dit ? Une rencontre avec Nicolas Lambert, auteur et comédien, et vous serez complètement séduit.&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://clarc.regioncentre.fr/Article-Elf,_la_pompe_Afrique-127.html&quot;&gt;Elf, la pompe Afrique&lt;/a&gt; février 2007&lt;br/&gt;Elf, la pompe Afrique est une pièce que vous avez écrite suite aux 4 mois de &amp;quot;procès Elf&amp;quot; que vous avez suivi. Pourquoi avoir choisi ce procès et pas un autre ? Nicolas Lambert : Par hasard. Je devais suivre une formation sur le théâtre en Russie - eh oui un comédien doit toujours se former - et par manque d’inscrits ça ne s’est pas fait. J’avais un mois et demi devant moi, j’en ai profité pour suivre tout un tas de procès. Tous concernaient la politique. J’ai participé comme peut le faire un journaliste au procès Elf, et après plus de quatre mois d’audience, j’ai eu l’idée d’une fiction. Un tête-à-tête entre un gamin de banlieue et Loïk Le Floch-Prigent, tous deux dans une cellule, face au regard d’un gardien de prison. Finalement j’en ai fait une pièce qui est une sorte de documentaire théâtral.&lt;br/&gt;Pourquoi cet attrait pour le procès politique ? Nicolas Lambert : Ce n’est pas tant le procès politique que le fonctionnement de la République qui m’intéresse. Pour reprendre quelqu’un que j’ai entendu l’autre jour à la radio : pourquoi celui qui tague les murs de la mairie se prend de la prison ferme et celui qui détourne des millions, rien ou pas grand-chose ? Et d’ailleurs pourquoi la prison, cette abomination ? Je me demande toujours comment on en arrive à emmurer des personnes vivantes… pourtant on a délaissé l’utilisation du supplice de la roue, on a arrêté de découper les gens en morceaux mais la prison est toujours en action… Comme quoi, on ne s’est pas encore débarrassé de tout.&lt;br/&gt;Pourquoi avoir choisi de jouer cette pièce seul ? Nicolas Lambert : Il y a deux raisons à cela. La première est artistique. J’en étais à un stade où j’avais envie de voir ce que je pouvais faire seul. Du coup j’ai tout fait : la recherche, l’écriture, le jeu, l’affiche, le site Internet… Tout. La seconde est due à la forme documentaire. Comme j’ai suivi le procès, je voulais reproduire ce que j’avais vu, je savais exactement les gestes, les phrases, les tons de tous ceux qui étaient intervenus durant le procès. Pour traduire au mieux les audiences, j’ai préféré faire tout seul la dizaine de personnages de la pièce.&lt;br/&gt;Est-ce une pièce drôle ou au contraire dramatique ? Nicolas Lambert : Je n’aime pas les étiquettes donc je me garderais bien d’en donner une mais je peux vous dire une chose : c’est une pièce très énervante. Ce qui se dit dans le procès est affligeant. Ça peut laisser un goût très amer en sortant de la pièce. Par contre ça donne envie de se battre. Mais c’est une pièce où l’on rit beaucoup aussi ! Elle se découpe en 4 audiences, 4 petites demi-heures ponctuées de musique. Il y a un entracte aussi. Oui, au final, c’est un spectacle qui fait rire.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Sortir Label Charente</title>
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      <pubDate>Thu, 1 Feb 2007 16:17:07 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2007/2/1_Sortir_Label_Charente_files/sortir-cropped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object148_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:109px; height:52px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Le 9 février au Théâtre de La Couronne (le TLC), Nicolas Lambert présentera un documentaire théâtralisé : Elf, pompe Afrique. Un spectacle conçu comme un acte citoyen, un travail d’histoire contemporaine, la lecture d’un procès hors norme construit en forme de réquisitoire implacable contre le fonctionnement de la compagnie Elf ainsi que celui de l’État français en Afrique. Un peu plus de deux heures de spectacle militant qui réussit le tour de force de faire d’un procès fleuve une comédie où l’on rit, mais dont on ne sort pas indemne.&lt;br/&gt;En résumé, que va découvrir le spectateur qui va venir voir votre pièce ? Nicolas Lambert. C’est un documentaire théâtral. Le spectateur va y voir et y entendre les propos qui se sont tenus à l’occasion du procès Elf au printemps 2003. On va essayer d’en faire une synthèse et de comprendre ce qui s’y est passé, ce qui s’y est dit… et en quoi ça nous concerne. Et ça nous concerne. On va y apprendre comment la société Elf, qui était une société d’état, avait effectivement un objectif industriel puisque c’est une compagnie pétrolière, mais aussi quel rôle elle avait dans le financement de la vie publique et politique française. On va aussi y apprendre quel rôle elle avait, au moment de sa création, pour poursuivre la politique coloniale française.&lt;br/&gt;Cette société pétrolière, Elf, a été créée sous le Gal de Gaulle ? Nicolas Lambert. Elf a été créée par le général de Gaulle et les mêmes personnes qui avaient créé peu de temps auparavant le CEA (le Commissariat à l’énergie Atomique). C’est peu dire que tout cela a été créé à l’époque dans un pays qui etait ruiné… on a suivi dans la presse ces jours-ci qu’il avait même été envisagé de rattacher la France au Commonwealth… et par miracle, la France devient une grande puissance nucléaire et une grande puissance pétrolière. Donc, on peut s’interroger : comment et pourquoi ?&lt;br/&gt;Au cours de cette pièce, c’est donc surtout du pétrole dont on va parler ? Nicolas Lambert. Elf va servir, au moment où la décolonisation devient « à la mode » à travers le monde, à suivre ce mouvement officiellement et à faire le contraire officieusement. Voilà de quoi il retourne à travers ce spectacle.&lt;br/&gt;On comprend assez vite quand on voit la pièce qu’il ne s’agit pas uniquement d’un procès pour abus de biens sociaux au détriment d’une compagnie pétrolière, mais d’un système de gouvernement qui est mis en cause…? Nicolas Lambert. Voilà ce qui s’est passé : vous avez, à un moment donné, en pleine cohabitation, le Premier ministre français, qui appartient à un parti politique qui s’oppose au président de son propre parti, tous les deux voulant briguer le poste de présidentiable. C’est un schéma tout à fait extraordinaire que l’on n’imagine pas aujourd’hui : un Premier ministre qui ne s’entendrait pas avec le président de son propre parti et qui voudrait lui tirer dans les pattes !!! On n’a jamais vu ça !!! (le ton de Nicolas Lambert est ironique, évidemment. NDLR) Donc, en résumé, vous avez Balladur qui veut niquer Chirac et pour ce faire, il va détruire la machine à financer le RPR. Pour arriver à ses fins, il va nommer un de ses proches, Philippe Jaffré, à la direction de Elf qui lui-même va signaler à un petit juge d’instruction, Eva Joly, qu’en soulevant un petit coin du tapis, il y a des choses pas très belles à voir. Pas de bol : Eva Joly soulève le tapis et dit que ce n’est pas le petit coin du tapis qui l’intéresse mais la totalité !!! Le petit bout de tapis soulevé par Philippe Jaffré était déjà en soi assez incroyable, mais Eva Joly découvre que le véritable problème, qui est beaucoup plus vaste, c’est tout un système de gouvernement.&lt;br/&gt;Eva Joly a donc été le juge d’instruction pour ce procès Elf ? Nicolas Lambert. Pour la première partie seulement puisqu’elle a arrêté à un moment donné, suite aux pressions physiques qui se sont multipliées et qu’elle a dû subir. C’est aussi ce que raconte le procès. À un moment donné au cours du procès, Lefloch-Prigent, qui parle de lui en tant que P-DG de Elf, la plus grosse entreprise française nationale, (c’est-à-dire qu’il n’y a pas de ministre au-dessus de lui mais juste le président de la République), qui dit que s’il avait dû donner des noms de personnes à qui sert le système Elf, sa vie aurait été en danger. Ce qui est très grave, c’est que l’on parle du fonctionnement de la France, mais aussi du fonctionnement de pas mal de pays du continent africain.&lt;br/&gt;Vous vous êtes blindé au niveau juridique pour ne pas être attaqué en diffamation ? Nicolas Lambert. Oui, bien sûr, mais le texte est inattaquable : ce sont des propos publics, qui ont été tenus dans un procès public et qui concernent une entreprise publique. C’est peu dire que ces propos-là doivent être à nouveau tenus dans un lieu public. C’est la justice française qui en fait état.&lt;br/&gt;À ce jour, combien de personnes ont vu cette pièce ? Nicolas Lambert. Ça fait deux ans et demi que le spectacle tourne : il y a à peu près trente mille personnes qui ont vu ce spectacle.&lt;br/&gt;À l’instar du film Indigènes, votre pièce a-t-elle changé quelque chose dans l’opinion publique ? Nicolas Lambert. Nous ne sommes pas dans les mêmes outils. Pour ce qui est d’Indigènes, on a une poignée de stars issues de grands médias qui se sont emparés d’un fait d’actualité pour le rendre visible. Ce fait historique a été récupéré politiquement par la première dame de France qui s’est émue du sujet. Cela a suffi pour faire prendre conscience à l’État qu’il fallait légiférer. Chose que n’avait pas réussi les dizaines de commissions parlementaires et les rapports énormes qui avaient été faits par les représentants de l’état, pour lesquels on vote, depuis des décennies sur ce fait. C’est assez surprenant que quand un film issu de l’industrie cinématographique met un coup de « stabilos » sur ce sujet-là, ça devient important. On peut, dans un premier temps, constater que le travail de nos parlementaires ne servirait à rien. Si on doit prendre acte de cela, alors oui, tout doit servir à alerter l’opinion, mais personnellement, je ne pense pas que la reine de France puisse faire grand-chose pour les « nègres ».&lt;br/&gt;Est-ce à dire que votre spectacle, qui ne profite pas des projecteurs médiatiques, est condamné à être présenté devant un public déjà acquis : les militants alter-mondialistes, les auditeurs de Daniel Mermé et les lecteurs de Charlie-Hebdo ? Nicolas Lambert. Pas du tout !! Ce n’est pas une scène militante qui me fait venir, il me semble !!!&lt;br/&gt;Votre pièce est courageuse, mais ne faut-il pas aussi un certain courage pour la programmer ? Nicolas Lambert. Oui, tout à fait. Je joue à Anemasse depuis 3 ou 4 jours et j’ai un public de gens très jeunes ou de personnes un peu âgées qui viennent me voir en sortant du spectacle pour me dire : “ On n’était pas au courant de ce que vous dites dans la pièce, on ne savait pas… ! » Ces gens-là ne sont pas des militants. Je m’inscris en faux par rapport à cela : je ne joue pas devant un public acquis. Je n’ai pas de public acquis : on ne me connaît pas. Ce n’est pas moi qui suis important, c’est ce dont on parle. Mais le spectacle a sa propre notoriété. C’est déjà un peu à rebrousse-poil par rapport aux grandes politiques médiatiques. évidemment, je préfère jouer ma pièce et donner des matériaux à un public en demande ou qui n’est pas au courant, plutôt que de flatter une opinion.&lt;br/&gt;Qu’est-ce qui vous a incité à vous intéresser à ce procès ? Nicolas Lambert. J’avais fait un travail, peu de temps auparavant, sur cette monstruosité qu’est la prison et je voulais faire un travail sur la justice. Donc, j’ai assisté à plusieurs procès : le procès de Elf, le procès qui avait été fait contre Alain Juppé et les emplois fictifs du RPR, les marchés publics d’Île-de-France, etc. Des choses qui nous regardent… J’ai été effaré de voir comment les informations arrivent au public, filtrées et enrobées parmi les mille anecdotes qui ne recouvrent pas la réalité des procès. Le problème n’est pas de s’intéresser aux coucheries de Roland Dumas ou de Loïc Lefloch-Prigent, or, ce sont ces informations qui apparaissent en dernier ressort. Le fait que quelques personnes s’en sont mis plein les poches n’est pas le plus grave. Ce qui est grave, c’est que le fonctionnement de cette machinerie qui engendre ces dysfonctionnements n’apparaisse pas au public. C’est le fonctionnement de la Ve République que je remets en cause clairement.&lt;br/&gt;Elf a été vendu à Total et donc n’existe plus, mais nous avons toujours une mainmise sur l’Afrique ? Nicolas Lambert. C’est peu dire que nous avons une mainmise sur l’Afrique : en ce moment, les avions qui bombardent régulièrement le Tchad, c’est nous. En foot, on dit « nous » dans ces cas-là. « Nous », on a des bases aériennes au Tchad. Il faudrait se poser la question de savoir pourquoi on a des bases aériennes et militaires au Tchad. Parce que c’est sympa ? Qu’il y fait beau ? Quand les Américains font dans d’autres pays ce que nous, nous sommes en train de faire au Tchad, nous sommes tous informés et nous levons les bras au ciel en parlant d’ingérence et en les traitant de salauds. Nous faisons la même chose en ce moment chez les noirs, mais c’est chez les noirs, donc, on s’en fout. Les mêmes noirs qui sont le plus souvent au plus bas de l’échelle chez nous et qui n’ont pas le droit de vote, continuent à être particulièrement concernés par ce qui se passe en ce moment dans la Ve République. Ces choses qui se passent en Afrique se passent en dehors de tout contrôle démocratique encore une fois. Aucun parlementaire n’a accès à la politique africaine de l’Élysée. On pourrait parler aussi de ce qui se passe au Togo ou dans un tas de pays… : c’est en dehors de tout contrôle démocratique ! Par contre, il y a un contrôle médiatique dans la mesure où l’on n’en parle pas.&lt;br/&gt;Un spectacle de plus de deux heures, ça pourrait paraître long, pourtant même si en on sort consterné, on a aussi beaucoup ri… Nicolas Lambert. Oui, malheureusement, c’est rigolo. C’est un documentaire, donc c’est un montage, j’ai fait en sorte que ce soit au service d’une démonstration. J’ai fait en sorte de pouvoir dire certaines choses et qu’il y ait une progression dramatique là-dessus. Quand il y a un certain nombre de tensions qui s’accumulent, je les ponctue par un éclat de rire qui me semble être une arme au moins aussi efficace qu’un éclat d’obus. Et puis on retient mieux quand on se marre…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>La Griffe</title>
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      <pubDate>Wed, 10 Jan 2007 16:18:17 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2007/1/10_La_Griffe_files/www.lagriffe-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object149_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:169px; height:49px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;En 2003, trente-sept prévenus comparaissent dans le cadre du procès Elf pour détournement de 305 millions d'euros à destination de leurs propres comptes, de chefs d'États africains et des partis politiques français. Pendant quatre mois, le comédien Nicolas Lambert suit l'intégralité des audiences. II en a tiré une pièce de théâtre d'une causticité salutaire.&lt;br/&gt;Un homme s'extrait des rangs des spectateurs, s'adresse à un agent de police, imite un journaliste au téléphone portable, puis monte sur la scène et s'installe derrière un baril de pétrole siglé « Elf &amp;quot; qui figuré la barre du tribunal. Derrière lui, la symbolique balancé de la Justice est ornée des photos de De Gaulle, Mitterrand et Chirac. Nous sommes en mars 2005 à la Maison du Champ de Mars à Rennes où Elf, la pompe Afrique est présenté à l'initiative du CRIDEV et de l'association Survie.&lt;br/&gt;Seul en scène, Nicolas Lambert interprète alternativement une petite dizaine de rôles. Du président du tribunal au PDG Loïc Le Floch-Prigent, d'André Tarallo à Alfred Sirven, en passant par un avocat ou un journaliste, à chacun correspond une posture, des tics et des propos souvent drôles mais également atterrants. Théâtral, le président du tribunal lance les bras en l'air pour relever ses manches. Petit vieux voûté qui peine même à piétiner, Tarallo affirme que le système mis en place était « opaque » pas « occulte ». II explique « qu'il s'occupait des chefs d'état et Sirven des opposants ». Le Floch-Prigent, les bras écartés, les mains ouvertes et retournées comme s'il berçait quelque chose, enchaîne, péteux, les « c'est une faute, c'est une erreur, c'est un dérapage ». « L'intermédiaire » André Guelfi, dit Dédé la Sardine, raconte des anecdotes, le pompon revenant au directeur ses affaires immobilières. A propos de la « gabonisation » d'un hôtel particulier du 16ème arrondissement dont la cuisine -à 750 000 francs a atterri chez lui, il déclare avec aplomb : « Ben oui, on l'avait commandée, le président a divorcé, on n'allait pas la retourner.-:. ». Quand mauvaise foi et désinvolture abjecte rivalisent voici une belle instruction civique en deux heures, deux actes et quatre audiences ponctuées de pauses musicales au violoncelle.&lt;br/&gt;Question : pourquoi ce spectacle hautement politique qui écume les salles des fêtes, les MJC et les cafés-spectacles de France à l'initiative de nombreuses associations, n'est-il pour ainsi dire jamais programmé par les centres culturels, théâtres et autres scènes nationales alors que leurs directions invoquent souvent un théâtre politique ?&lt;br/&gt;Éric Prévert&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Revue &amp; Corrigée</title>
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      <pubDate>Fri, 15 Dec 2006 15:21:27 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/12/15_Revue_%26_Corrigee_files/%26PHPSESSID%3D0646bea6b2bb28d3385055b927a6c28d.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object088_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:178px; height:19px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;« Elf, La pompe Afrique », c’est l’histoire du procès de la compagnie pétrolière Elf : 37 prévenus comparaissent, en 2003, devant la 11 ème chambre correctionnelle de Paris. De ces quatre mois de procès, le comédien Nicolas Lambert en a fait une pièce de théâtre, qu’il joue seul (1) sur scène, pendant plus de 2h30.&lt;br/&gt;Théâtre de mœurs de notre classe dominante, tragédie, révélation de la politique africaine de la France depuis 1960, procès du pouvoir politique, compréhension de l’étage supérieur de l’économie, jeu de double langage ou leçon d’humour grinçant sont quelques sous-titres possibles à ce spectacle.&lt;br/&gt;__________________________&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; Le 25 mai 2006 l’équipe d’« Elf la pompe Afrique » est venue à Béziers, invitée par l’association « les dix écluses ». Cette association n’a pas le sou pour inviter des spectacles, mais la vente de la totalité des places disponibles a permis de payer les trois cachets (modestes) et les transports du comédien, du régisseur et du musicien ainsi que les frais techniques de la salle. Un garagiste nous a prêté un bidon – seul élément de décors intransportable en train. Pour l’hébergement les membres de la Cie « Un pas de côté » ont accepté de dormir chez l’habitant.&lt;br/&gt;Alors ? Le libéralisme est heureux. Les gens organisent des spectacles avec les moyens du bord, se débrouillent (la forme étant adaptée à l’économie possible) - des organisateurs non rémunérés qui prennent des risques et qui n’empocheront aucun bénéfice, en somme, mais surtout : qui ne demandent aucun argent public. &lt;br/&gt;Et pourtant c’est surtout dans le milieu militant que Nicolas Lambert présente sa pièce. Là, des citoyens s’organisent collectivement pour inviter le spectacle qu’ils ont envie de voir dans leur ville et que le théâtre municipal ne programmera jamais. Par cette démarche militante et artistique, Nicolas Lambert reinvente quelque chose de l’éducation populaire.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; Quelques jours plus tard, j’ai retrouvé Nicolas Lambert. Je voulais en savoir plus sur la façon d’écrire ce texte. Un texte dont les mots ont été prononcés par les protagonistes du procès avant que Nicolas Lambert ne les écrive.&lt;br/&gt;Ecriture du texte comme pour la radio à partir de phrases dites. (D’ailleurs « Elf, la pompe Afrique » aurait pu être une série d’émissions de radio).&lt;br/&gt;Ecriture un texte en faisant, en jouant.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Hasard et obstination dans le cheminement&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un tribunal : une audience, des histoires de comptes secrets, des sociétés offshore, des caisses noires, des commissions occultes, cela ne semble pas vraiment excitant, pourtant Nicolas Lambert y passe 4 mois (de fin mars à fin juillet 2003). Tous les jours, il se rend à la salle d’audience pour suivre le procès elf.&lt;br/&gt;L’autre face d’un tribunal : c’est le lieu de la parole. Et la salle d’audience, c’est un lieu éminemment « théâtral » : on y voit des gens sur scène, costumés, une sonnerie qui, annonce le début de chaque séance, comme au théâtre de boulevard, un président qui joue subtilement du verbe pour faire parler les accusés.&lt;br/&gt;Et puis, dans le procès Elf, on y trouve les ingrédients de la tragédie : mensonge, trahison, retournement… Pour un comédien, tout cela est intéressant. &lt;br/&gt;Effectivement, plutôt que de transposer les grands classiques dans notre société, et de s’extasier de leur contemporanéité, on peut prendre notre société, la décrire, et tenter de la comprendre.&lt;br/&gt;Mais comment Nicolas Lambert s’est-il retrouvé là ? Et pourquoi a-t-il fait une pièce de théâtre de ce procès-là ? Prenons son histoire en mars 2003.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nicolas Lambert : Ce qui m’a emmené à ce procès-là, c’est le hasard du calendrier judiciaire et du mien. J’avais bloqué du temps, car je devais faire un stage de formation continue (un stage afdas). Au dernier moment, le stage n’a pas eu lieu, j’avais donc du temps disponible. &lt;br/&gt;Au même moment débute le procès elf.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; Or, je venais de faire un travail sur la prison. Un travail radio à Arles, lors du festival « Les suds », sur « Fréquences éphémères.org », une radio itinérante. J’avais mené ce travail radio à la maison centrale d’Arles, où sont purgées des longues peines et où il y avait des prisonniers politiques.&lt;br/&gt;J’avais envie de continuer ce travail sur la justice ; et je voulais faire un objet théâtral, sur la prison. Je projetais de mettre dans la même cellule, deux délinquants : un gamin de banlieue et un quelqu’un comme … Le Flock-Prigent.&lt;br/&gt;Je vais donc au procès avec l’a priori suivant : Loïk Le Flock-Prigent (PdG d’Elf de 99 à 93) est un chef d’entreprise qui se fait prendre les mains dans la caisse. Je pensais que c’était intéressant de montrer un homme, en haut de sa tour, qui romps tout lien social avec le bas de la tour, et qui devient un délinquant.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; Arrivé au procès, je découvre autre chose auquel je ne m’attendais pas du tout: elf outil de la 5 ème république pour maintenir les anciennes colonies, sous l’influence française.&lt;br/&gt;Mon fusil change d’épaule.&lt;br/&gt;Je me dis que je vais en faire une émission de radio.&lt;br/&gt;Et comme je ne peux pas mettre des micros dans une salle d’audience, c’est moi qui vais réinterpréter les propos.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; En même temps, le soir, en rentrant du procès Elf, mes potes me posaient des questions. &lt;br/&gt;J’essayais d’expliquer et c’était très compliqué à raconter. Comment expliquer quelque chose de si tordu ? Le nouveau président d’elf, Philippe Jaffré, accuse ses prédécesseurs de détournement d’argent public, et en même temps il multiplie son salaire par 6 par rapport à celui qu’il accuse ; et en quittant la présidence d’elf, il prend l’équivalent du tiers de la somme que les 37 accusés du procès avaient pris. Et ce parce qu’il est au service d’un premier ministre (Edouard Balladur) qui veut liquider le président de son propre parti, le RPR (Jacques Chirac) parce qu’il veut être président de la république à la place de son président de parti dans quelques mois, lors de l’élection présidentielle. Il fait donc exploser une entreprise – publique - qui a pour but de financer les partis politiques, pour détruire le financement de son propre parti politique. Et tout cela sur le dos de population africaine, que l’on continue de maintenir sous le joug de la politique française (2)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est Sylvie Gravagna (avec qui nous avons monté plusieurs projets collectifs, en particulier sur l’immigration et la banlieue) qui m’a dit : « écoute arrête de le raconter comme ça, fais-le nous sur scène ! ». Et elle a ajouté : « A telle date, tu le joues ! »&lt;br/&gt;C’est ainsi que pour expliquer, j’ai fait une pièce&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J’ai fait cette pièce pour mes potes. Je ne pensais pas la jouer énormément.&lt;br/&gt;J’envisageais toujours une suite pour une émission de radio, 5 X ½ heure pour « fréquences éphémères ».&lt;br/&gt;Dans la salle il y avait quelqu’un d’un syndicat gazier qui m’a demandé de la jouer, je l’ai rejoué, puis une autre fois, et ainsi de suite. Alors j’ai pris les choses en mains, j’ai joué au studio de l’Hermitage, à Paris. J’ai rencontré l’association « Survie », etc …. Et cette année, je l’ai jouée 205 fois.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous jouons ce spectacle principalement à l’invitation d’associations ou de groupes militants. Je tente de mettre de l’artistique dans le militant. Une réinvention de l’éducation populaire.&lt;br/&gt;Cette année, sur 205 représentations, nous avons joué dans 4 salles « officielles ». Mais la saison 2006-2007, il y en aura une quarantaine (scène nationales, etc ...).&lt;br/&gt;Cela sera l’inverse, dans ces lieux artistiques, dans le hall, il y aura des tables des associations de la ville, de survie, de co-errances, ... pour faire entrer du militantisme dans ces lieux.&lt;br/&gt;En France, il y des salles. On peut organiser les choses nous même, si on trouve ce désir de faire et pas rester simplement à attendre. Le public peut se réapproprier ce qu’il regarde.&lt;br/&gt;Redevenons exigeant vis-à-vis des salles de théâtre, comme nous devons être exigeant vis-à-vis de nos politiques. La désertion des salles comme la désertion des urnes n’est pas une fatalité.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ecriture et Mise en scène&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Paradoxe que d’écrire une pièce alors que les phrases ont déjà été prononcées. De mettre en scène une pièce qui s’est déjà jouée. Comment le texte joué s’est-il écrit ? Est-ce un théâtre de citations ?&lt;br/&gt;Nicolas Lambert est influencé par la commedia, le théâtre de l’unité de Jacques Livchine, Brecht, la grammaire de Philippe Caubère (grammaire non pour faire un « one an show » mais pour jouer tous les personnages ensembles (3)), et aussi l’oralité de la radio (son émission préférée était « le tribunal de flagrant délires », avec Pierre Desproges, Luis Rego).&lt;br/&gt;Et la radio a eu un rôle important dans la fabrication de la pièce.&lt;br/&gt;Suite à ses expériences sur « fréquences éphémères », les « copier/coller » du montage de la parole enregistrée se sont appliqués au texte.&lt;br/&gt;Reprenons le cheminement du travail, en mars 2003 encore.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nicolas Lambert : J’arrive dans la salle d’audience, c’est plein ! Il n’y a pas beaucoup de place pour le public et elles sont toutes occupées par les familles des accusés. Je me fais jeter.&lt;br/&gt;Par contre, je remarque que dans les bancs réservées aux journalistes, il reste des places (aucun journal n’a les moyens de payer un journaliste 4 mois pour suivre un procès).&lt;br/&gt;Le deuxième jour, je me fais passer pour un journaliste, j’embrouille le gendarme en disant que j’ai laissé mon accréditation à l’entrée. Cela marche. Et ensuite, comme il me voyait tous les jours, il ne me demandait plus rien.&lt;br/&gt;Au départ, je suis venu pour mon travail sur la justice, je suis là simplement pour regarder le gens, pour m’imprégner, prendre des attitudes, des positions, ... Je fais un travail de comédien de type « éponge ». &lt;br/&gt;Mais pour « faire journaliste », je fais semblant de prendre des notes.&lt;br/&gt;Et là, André Guelfi (qui « prêtait » sa société offshore à elf pour quelques millions) dit : « Je vais vous expliquer M’sieur le président pourquoi je dis toujours la vérité. Un jour, quand j’étais petit, j’ai piqué du chocolat dans le placard de ma grand-mère et j’ai fait croire que c’était ma sœur. Et ma grand-mère l’a su et ma frotté la bouche avec du piment de Cayenne et depuis ce jour là … » … &lt;br/&gt;Je suis halluciné de ce que j’entends. Je me mets à noter pour de vrai. Je découvre comment les journalistes procèdent, quand une phrase importante est dite : Les autres journaliste se retournent : qu’est-ce qu’il a dit ? … et, tous ensemble, on reconstitue la phrase, à partir des petits bouts de chacun. &lt;br/&gt;De jours en jours, je prends des notes et le lendemain je rassemble les phrases collectés par les journaux, je les compare aux miennes, je commence à faire des dossiers. Dès que je ne comprend pas, je vais en bibliothèque me renseigner.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le procès fini, J’ai continué à me plonger dans les livres : sur l’Afrique, les services secrets, l’histoire de la 5 ème république. Je suis allé assister à d’autres procès : celui de Juppé sur les emplois fictifs de la mairie de Paris. J’y ai croisé les mêmes avocats d’ailleurs.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quand je me suis mis à « écrire », j’ai commencé par ne garder que les paroles - les miennes, et aussi celles des autres journalistes. On n’a jamais exactement les mêmes mots entre le Figaro, Libération, Le parisien, Le monde, RFI, ou les dépêches des agences reuter, ou afp.&lt;br/&gt;J’ai tout ressaisi sur l’ordinateur.&lt;br/&gt;Grâce à l’ordinateur : chacun avait sa couleur. Je ne me suis pas mis à la table d’écriture. J’ai choisi, à l’oral, ce qui sonnait le mieux.&lt;br/&gt;Dès le début, ce n’était pas une lecture, mais vraiment du jeu. J’étais debout derrière mon pupitre et je travaillais les personnages.&lt;br/&gt;Quand je travaillais Alfred Sirven, je voyais Sirven, je l’entendais. Même encore aujourd’hui, quand je joue les prévenus, je continue à les voir.&lt;br/&gt;Je me suis quand même permis de déplacer les mots dans une même phrase pour que cela sonne mieux. J’ai cherché les choses les plus simples à jouer pour moi.&lt;br/&gt;Tout ce qui est dans la pièce est vrai, a été dit au tribunal excepté dans les 10 dernières minutes, où je fais dire à Loïk le Flock-Prigent quelques phrases écrites de son livres d’entretiens. &lt;br/&gt;La seule exception serait pour le président. Ce qui était dit en début d’audience - un exposé qui pouvait durer une heure, j’en ai fait 2, 3 phrases, à chaque fois. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En fait, j’ai travaillé exactement comme pour une émission de radio, par montage et essais auditifs. Comme pour la radio, je respecté le plus possible la parole confiée, si j’ai changé des choses, c’est pour la rendre plus fluide.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La mise en scène s’est faite en même temps que le texte. &lt;br/&gt;Au début, j’ai travaillé avec la vidéo, en me filmant, pour retrouver les personnages (pas trop parce que c’est un rapport à soi un peu difficile).&lt;br/&gt;Et ensuite, chaque fois que je faisais quelque chose que je voulais garder, je retournais à mon pupitre pour le noter.&lt;br/&gt;Quand je faisais le président, je notais la mise scène, en fait.&lt;br/&gt;J’ai changé le pupitre par un bidon mais j’ai gardé le principe du stylo. Encore maintenant quand je joue le président, il m’arrive de prendre des notes de mise en scène.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une anecdote. J’avais repris mes notes, mes descriptions, mais globalement les attitudes, je les avais emmagasinées. Sauf pour André Tarallo.&lt;br/&gt;Quand je l’ai joué la première fois, ce sont les journalistes du procès (que j’avais invités) qui m’ont dit ça n’allait pas. J’avais complètement zappé Tarallo. Alors, j’ai trouvé une cassette d’interviews de Tarallo, et j’ai refait mon Tarallo.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et pour finir, je voudrais parler d’une réaction du public singulière.&lt;br/&gt;Le président du tribunal a vu la pièce.&lt;br/&gt;Je n’avais pas vu qu’il était dans la salle. A la fin de la pièce, j’attend le public à la sortie et je suis disponible pour de questions. Là, je le vois sortir de la salle.&lt;br/&gt;Voir sortir le personnage que je venais d’incarner de la salle dans laquelle je jouais, c’était une émotion très forte. Je ne sais comment décrire cela.&lt;br/&gt;Il m’a fait part de son plaisir à revoir ce procès.&lt;br/&gt;Il m’a parlé du moment très théâtral où Loïk Le Flock-Prigent - qui venait de dire que si il n’avait rien dit jusque là, c’est pour avoir la vie sauve - annonce : « si vous voulez que je donne des noms, je veux bien, mais est-ce que c’est votre intention ? ». Le président du tribunal répond que ce n’est pas au tribunal de répondre à cette question. On peut avoir des regrets. C’est juridiquement exact, mais on (le public) aurait vraiment aimé qu’il donne les noms.&lt;br/&gt;_____________________&lt;br/&gt;(1) Il joue le texte effectivement tout seul, mais sur le plateau un musicien, à 2 reprises, vient ponctuer la pièce.  Suivan les lieux et les dates le musicien est différent : Seydina Insa Wade -chanteur, Laurent Gardeux - violoncelliste, Hélène Billard - violoncelliste, Nicolas Bacchus - chanteur.&lt;br/&gt;(2) Lire à ce propos « La Françafrique » de François-Xavier Verschave&lt;br/&gt;(3) « Je ne pouvais faire jouer cela à des comédiens. J’allais forcement les frustrer, puisque j’avais vu le procès. J’étais le seul à pouvoir le jouer. J’étais le seul à pouvoir interpréter sans imiter », dit-il.</description>
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      <title>Radio Grenouille</title>
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      <pubDate>Tue, 12 Dec 2006 16:23:19 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/12/12_Radio_Grenouille_files/grenouille.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object151_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:95px; height:97px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Elf la Pompe Afrique est un spectacle qui retrace les grandes étapes du scandaleux procés Elf. Cette émission mèle des archives sonores tirées de journaux télévisés (INA) sur le procés ELF et des paroles de Nicolas Lambert, sur le rôle des artistes, des médias et de chacun de nous face à ces scandales politiques et financiers. &lt;br/&gt;Pascal Messaoudi&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Le Télégramme de Brest</title>
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      <pubDate>Sat, 9 Dec 2006 16:13:56 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/12/9_Le_Telegramme_de_Brest_files/telegramm170408-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object146_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:190px; height:31px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Or noir, argent sale, hommes de main, dirigeants corrompus, procès fleuve... l'affaire Elf, réunissait tous les ingrédients pour réaliser un bon « polar » cinématographique. Nicolas Lambert, comédien et auteur, a choisi d'en faire un documentaire théâtral, intitulé « Elf, la pompe Afrique ». Un spectacle singulier qui restitue une lecture claire d'un procès exceptionnel et fait un réquisitoire impitoyable contre le « colonialisme pétrolier français ».&lt;br/&gt;Samedi soir, les 400 spectateurs du Carré Magique se sont donc retrouvés transportés comme par enchantement, dans une salle d'audience, pour une véritable plongée dans l'affaire Elf. Juge, procureur, avocat, prévenus, sonnerie... On s'y croirait ! Pendant deux heures trente, Nicolas Lambert, qui a assisté aux quatre mois du procès, nous offre sur un plateau d'argent, les vrais propos tenus par les protagonistes. L'acteur incarne à lui seul, tous les personnages, dont les principaux prévenus Loïk Le Floch-Prigent, dans le rôle du repenti à la mauvaise fois désarmante, M. Tarallo, dans celui de la victime consentante, Alfred Sirven, débonnaire malgré toute son arrogance, sans oublier le « tout-puissant » André Guelfi. Les personnages aux mimiques caricaturales défilent à la barre. On finit par rire de leur mauvaise fois inébranlable. Malgré les graves chefs d'inculpation (détournement de biens sociaux, recel aggravé, etc.) qui pèsent sur eux, Nicolas Lambert réussit à les rendre presque sympathiques.&lt;br/&gt;L'accent de la vérité Et alors ! Ce qui compte c'est qu'on ne décroche jamais d'un texte déclamé dans tous les accents, en particulier, celui de la vérité. De sordides magouilles en escroquerie notoire, situées au niveau les plus hauts de l'Etat, Nicolas Lambert capte l'attention du spectateur qui, après deux heures trente d'un spectacle, drôle et captivant à la fois, a l'impression d'en ressortir un peu plus intelligent, et clairvoyant, et d'avoir enfin tout compris sur cet imbroglio politico-juridique, grand scandale politico-financier, de la République.&lt;br/&gt;Le comble de l'histoire c'est que ce sont les hommes qui ont été jugés à la demande d'Elf. Et non pas un système, qui n'est pas simplement une compagnie pétrolière, mais carrément une démocratie parallèle, destinée à garder une emprise sur les pays africains en y installant des dictatures », a commenté Nicolas Lambert, avant de saluer dans une dernière pirouette. Au delà des turpitudes du pouvoir, la voix de l’Afrique s'élève aussi dans ce procès-spectacle, à travers les chants traditionnels, interprétés par Hélène Billard, au violoncelle, et Seydina Insa Wade, au chant.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>TV Trégor</title>
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      <pubDate>Fri, 1 Dec 2006 16:19:57 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/12/1_TV_Tregor_files/images3Fq3DTV2BTREGOR26hl3Dfr26client3Dsafari26rls3Dfr-fr26sa3DN26um3D126newwindow3D1-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object150_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:75px; height:75px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Nicolas Lambert, auteur interprète, a suivis le procès de l’affaire Elf durant quatre mois en se faisant passer pour un journaliste. De cette expérience il en a réalisé un spectacle &amp;quot;Elf : La pompe Afrique&amp;quot;.&lt;br/&gt;De passage dans le département pour trois représentations, dans le cadre de &amp;quot;Paroles d’hiver&amp;quot;, il présentait son travail à Lannion à la salle Savidan, sur l’invitation des associations Attac et Survie Trégor. (&lt;a href=&quot;http://www.tv-tregor.com/streams/elf.ram&quot;&gt;Regarder la vidéo&lt;/a&gt;)&lt;br/&gt;</description>
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      <title>L'Âge de Faire</title>
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      <pubDate>Tue, 7 Nov 2006 16:11:56 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/11/7_LAge_de_Faire_files/bandeau_onglets_sites_1_04-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object145_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:145px; height:40px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;C’est l’histoire de 37 malfrats accusés d’abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et de recels aggravés. Comme les escrocs, ils agissaient dans l’ombre en s’attaquant aux proies les plus faibles et les moins exposées. Comme les voleurs de rue, ils croyaient échapper pour toujours au travail inquisiteur de la Justice. Cupides, cyniques et égotistes, ils nageaient dans leur fourberie avec une allégresse sans vergogne. Une affaire banale de corruption ? Non ! Ici, les bandits sont en col blanc et les sommes détournées atteignent les millions d’euros. Bienvenue dans l’affaire Elf, le plus grand scandale politico financier des cinquante dernières années. En 2003, le procès des dirigeants de l’ancienne compagnie nationale d’énergie a fait les grands titres de la presse française et européenne mais les faits reprochés aux sieurs Le Floch-Prigent, Guelfi, Tarallo et consorts sont tels qu’une piqûre de rappel s’avère indispensable. C’est l’objet de la pièce Elf la pompe Afrique, en tournée dans l’Hexagone depuis 2004.&lt;br/&gt;Dans un décor minimaliste où chaque objet a son importance, l’auteur et comédien Nicolas Lambert reconstitue avec minutie les quatre mois de procès. Seul sur scène, il campe une dizaine de personnages avec ingéniosité imitant les mimiques des uns et des autres sans tomber dans la caricature. Stupéfaction du juge devant les déclarations ubuesques des accusés, dédain teinté d’ironie de Louis Le Floch-Prigent, impudence déconcertante d’Alfred Sirven, mauvaise foi irritante d’André Tarallo… Il n’est pas besoin de masque ou de maquillage pour distinguer les personnages. Le génie de la pièce de Nicolas Lambert consiste à reprendre uniquement les phrases prononcées lors des audiences du tribunal correctionnel de Paris. Résultat : un texte savoureux digne de Labiche ou de Guitry. Le burlesque (Le juge à Guelfi : « Vous vous trouvez dans le même tribunal que Marie-Antoinette lors de son procès ! », Guelfi : « Qui çà ? », Le juge : « Marie-Antoinette, la femme de Louis XVI ! », Guelfi : « Et combien elle a pris, monsieur le juge ? ») succède au pathétique (Sirven : « Je n’ai jamais proposé l’argent de la compagnie à quiconque, monsieur le juge. Je ne le donnais que lorsqu’on me le demandait… et j’en tire une fierté personnelle ! ») dans un tempo bien senti.&lt;br/&gt;Mais l’essentiel est ailleurs : la pièce de Lambert rappelle les sombres implications politiques de l’affaire Elf. Ce ne sont pas seulement 37 anciens officiels de la compagnie pétrolière qui ont été jugés devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, c’est aussi un régime politique entier. Chefs de l’Etat coupables d’entretenir des relations amicales avec des dictateurs sanguinaires pour préserver l’intérêt de la France, ministres encourageant le pillage de l’Afrique au bénéfice d’une entreprise milliardaire, hauts fonctionnaires empêchant le travail efficace de la Justice… L’addition est salée pour « la patrie des droits de l’homme ». A l’heure où les grands médias industriels dispensent des informations de plus en plus aseptisées, on ne peut que se réjouir de voir Nicolas Lambert revenir avec brio sur ce scandale d’Etat. Plus qu’une pièce de théâtre, c’est à un cours d’histoire et d’instruction civique que l’on assiste en allant voir Elf la pompe Afrique. A six mois des élections présidentielle et législatives, la leçon est salutaire…&lt;br/&gt;Samuel Duhamel&lt;br/&gt; Entretien avec Nicolas Lambert (auteur, metteur en scène et comédien de la pièce Elf, la pompe Afrique)&lt;br/&gt;Pourquoi avoir décidé de suivre les quatre mois de procès des 37 anciens dirigeants d’Elf en 2003 ? A l’époque, je souhaitais faire un travail sur la justice et plus précisément sur cette monstruosité qu’est le système carcéral. Je suis donc allé voir plusieurs procès pour m’imprégner de l’ambiance, découvrir le rôle des juges, des avocats, du procureur… Et puis, je suis allé assister au procès Elf. Ca a été une grande surprise : cette affaire condensait une série impressionnante de problèmes et de dysfonctionnements à tous les niveaux (politiques, financiers, économiques…). Après le procès, j’ai abandonné une idée de spectacle que j’avais déjà commencé. Je devais faire une pièce sur le procès Elf, cette affaire s’imposait à moi. Je ne pouvais plus faire autrement.&lt;br/&gt;Quels sont vos objectifs avec cette pièce ? Quels buts voulez-vous atteindre ? Mes ambitions avec Elf la pompe Afrique sont nombreuses. Je souhaite d’abord faire venir des gens qui ne sont pas habitués à aller au théâtre. J’ai joué dans des petites salles, des bistrots, des amphithéâtres pour qu’un maximum de citoyens puissent voir la pièce et apprendre ce qui s’est passé dans les arcanes de la société Elf pendant toutes ces années. Je veux aussi proposer au public une pièce de notre époque, une histoire qui les touche par sa contemporanéité. J’aime beaucoup Molière, Shakespeare ou Marivaux mais je trouve çà bien aussi de voir des pièces d’aujourd’hui, plus proches de nous. Autre objectif : faire en sorte que les spectateurs passent un bon moment. La pièce dure pas loin de trois heures, il est donc important qu’ils prennent du plaisir en me voyant jouer et en découvrant les horreurs qu’ont commises les personnages que j’interprète. Enfin, je souhaite vraiment que les gens sortent de la pièce armés d’autre chose que de l’information aseptisée qu’ils regardent à la télé. De grands groupes industriels ont fait main basse sur l’information et la culture. Moi, je veux que les gens utilisent leur temps de cerveau disponible pour autre chose que la publicité. Si les gens sortent du théâtre en comprenant davantage le monde dans lequel on vit, j’aurais réussi ma mission.&lt;br/&gt;Dans votre pièce, de nombreux chefs d’Etat ou ministres en prennent pour leur grade. N’avez-vous pas peur que votre pièce dégoûte les spectateurs de la vie politique et conforte le sentiment partagé du « tous pourris » ? Après avoir vu Elf la pompe Afrique, le risque d’être déçu de la politique et de nos représentants existe. Mais dans le même temps, à force de regarder des émissions de télé réalité ou de divertissement, le risque de rejet du politique existe aussi. Quelque part, assister à la pièce est un exercice pénible, c’est sûr… mais je n’en suis pas responsable. Je suis juste le rapporteur de ce qui s’est passé. Il faut maintenant tourner la page Elf et tenter d’en écrire une nouvelle. La pièce doit donner envie d’agir, de résister, de réfléchir… Il me semble de mon devoir de jouer des pièces qui permettent une prise de conscience. De Gaulle savait qu’Elf était une société corrompue qui pillait l’Afrique à l’avantage de quelques uns, il n’a pas bougé. Mitterrand non plus. Chirac non plus… Maintenant, nous aussi, nous savons. Et nous nous devons d’agir pour changer les choses.&lt;br/&gt;A entendre certaines répliques, on a du mal à croire que toutes les phrases aient été tirées du procès. Comment les accusés ont-ils pu tenir des propos aussi ridicules ou irresponsables ? Les hautes fonctions, l’argent facile, le sentiment d’impunité… tout cela peut aboutir à de telles dérives. Mais la grande médiocrité de l’affaire Elf peut se comprendre : on peut être aveuglé par tant de fastes et d’apparats. La simplicité et la niaiserie des accusés montrent aussi qu’il n’est pas besoin d’avoir fait bac + 8 pour faire de la politique. Que des gens aussi bêtes et primaires aient occupé des fonctions aussi importantes montrent que la politique, l’économie, la diplomatie, ce n’est pas aussi compliqué que cela. Quand un homme politique décide de vendre des armes à un dictateur en échange d’un pétrole bon marché, il est facile de comprendre que l’intérêt économique passe avant les droits de l’homme. Quand des hommes d’affaire ouvrent des comptes dans des paradis fiscaux pour ne pas être imposés au mépris du droit international, il est facile de comprendre que l’intérêt économique passe avant les droits de l’homme. Aujourd’hui, le groupe Total est plus puissant que l’Etat français vu les profits pharamineux qu’il draine[1] et la dépendance pétrolière de notre société. Cela est aussi facile à comprendre mais cela doit nous poser des questions.&lt;br/&gt;Après quatre mois de procès et deux ans de tournée, que vous inspirent aujourd’hui les principaux personnages que vous incarnez (Le Floch-Prigent, Sirven, Tarallo…) ? Rien de bien. Dans ma pièce, j’essaie de leur donner un maximum de sympathie, de les rendre humains, de montrer aux gens que ce ne sont pas des gros monstres. Ils ont fait d’immenses conneries mais chacun d’entre nous pourrait faire les mêmes sans vigilance et sans sens critique. Heureusement, je ne me laisse pas bouffer par mes personnages : j’ai beau vouloir les humaniser le plus possible sur scène, je vois toujours leur mauvaise foi, leur cynisme et leur médiocrité. Ces gens ont profité d’un système injuste qui les a servis pendant plusieurs années. Moi, j’ai envie de me battre contre ce système.&lt;br/&gt;Pourquoi avoir décidé de camper autant de personnages seul ? Pour trois raisons : d’abord, j’ai fait la pièce à une époque où je voulais bosser en solo. Ensuite, j’étais le seul à avoir assisté au procès et il aurait été difficile d’expliquer à d’autres comédiens les gestes, mimiques et comportements des accusés sans qu’ils ne les aient vus. Enfin, j’ai joué la pièce des dizaines de fois sans être rémunéré pour des amis, des étudiants ou des associations que j’apprécie. Je ne sais pas si d’autres comédiens auraient pu ou voulu accepter cela.&lt;br/&gt;Pensez-vous qu’Alfred Sirven ait été assassiné ? Aucune idée… mais vu le nombre de macchabées qu’a laissés l’affaire Elf derrière elle, je me dis que c’est possible !&lt;br/&gt;Que peut-on faire pour que la France et Total aujourd’hui cessent de sucer le sang et les richesses des anciens pays colonisés et arrêtent de soutenir les dictatures sur place ? Il faut informer, aller voir plus loin que ce que l’on dit dans les journaux télé, se poser des questions sur l’origine des informations que l’on reçoit, interpeller nos élus, soutenir des associations qui se battent pour assainir les relations franco-africaines et contre les mensonges d’Etat. En un mot, il ne faut pas se laisser endormir par le système. Mais attention : le système est fort, c’est une machine qui broie les libertés et les droits, qui préserve les privilèges de quelques uns, qui empêche le travail de la justice. Méfions-nous aussi de cette gigantesque industrie du divertissement qui veut nous endormir. Pourquoi les marchands d’arme et les grands industriels, qui détiennent les médias de masse, veulent-ils nous divertir avec leurs émissions débiles et leurs magazines voyeuristes ? Quels intérêts ont-ils à çà ?&lt;br/&gt;Que vous inspire la mise en examen récente de Christophe de Margerie, numéro 2 de Total, pour complicité d’abus de biens sociaux et complicité de corruption d’agents publics étrangers ? L’affaire Elf semble se poursuivre. Espérons que, cette fois, le juge d’instruction [Philippe Courroye] puisse effectuer son travail sereinement et sans être menacé. Ca n’a malheureusement pas été le cas d’Eva Joly, la juge d’instruction de l’affaire Elf, l’a été pendant ses huit ans d’instruction… Alors restons debout, les yeux ouverts.&lt;br/&gt;Propos recueillis par Samuel Duhamel [1] Plus de 13 milliards d’euros en 2005&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Le Parisien</title>
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      <pubDate>Thu, 2 Nov 2006 16:04:53 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/11/2_Le_Parisien_files/actualites-informations-direct-videos-parisien-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object144_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:139px; height:34px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt; AU THEATRE du Chaudron, à la Cartoucherie de Vincennes, où elle est restée à l'affiche deux semaines, la pièce « Elf, la pompe Afrique » a fait un tabac. Le bouche à oreille a fonctionné à plein. Retracer le procès Elf, ses errances et ses imbroglios, il fallait oser. Nicolas Lambert, comédien, seul en scène, relève le défi dans la veine du théâtre documentaire. Jouant au journaliste, l'acteur a pendant huit mois suivi les débats. Aujourd'hui, croquant sur scène les différents protagonistes, il est, tour à tour, monsieur « Eh voilà », monsieur mauvaise foi aux joues gonflées, monsieur porteur devalises qui n'en-revient-pas-d'être-là-et-finit-par-balancer, monsieur le juge soucieux de justice - mais jusqu'à un certain point -, etc. Chacun reconnaît sa chacune sans peine dans cette brillante reconstitution pleine d'humour. On rit. Certes jaune. Mais on rit de bout en bout.&lt;br/&gt;Marie-Emmanuelle Galfré&lt;br/&gt;</description>
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      <title>La Terrasse</title>
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      <pubDate>Wed, 1 Nov 2006 16:03:15 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/11/1_La_Terrasse_files/index-cropped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object143_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:155px; height:42px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt; Spectateur assidu du procès Elf, Nicolas Lambert s'empare des propos tenus par les accusés et témoins de ce scandale politico-financier sans précédent. Une forme de théâtre documentaire et citoyen.&lt;br/&gt;« Je comprends peu à peu qu'ils ne voient pas les délits, parce qu'ils évoluent dans un autre monde; physique et mental », a un jour déclaré la juge Eva Joly. Ils, c'est Loïk Le Floch-Prigent, André Tarallo, André Guelfi, Alfred Sirven..., protagonistes hauts en couleur des audiences auxquelles Nicolas Lambert a assisté de mars à juillet 2003.Protagonistes que le comédien et metteur en scène croque et caractérise avec méticulosité, rendant fidèlement compte de leurs argumentaires, de leurs confessions et stratégies de défense, dénonçant au passage les dérives d'un système étatique opaque et irrégulier. Du parquet aux planches, Elf, la pompe Afrique investit l'art du griot africain, le reportage radiophonique et l'acte théâtral dans les traces de la commedia dell'arte.&lt;br/&gt;Une façon de réinterroger les codes de la représentation, d'explorer le réel pour construire un théâtre libre et militant.&lt;br/&gt;M. Piolat Soleymat&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Rouge</title>
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      <pubDate>Wed, 18 Oct 2006 16:01:47 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/10/18_Rouge_files/rougenumero%3D2286-cropped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object142_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:38px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Comédien, Nicolas Lambert a écrit, produit et diffusé la pièce de théâtre « Elf, la pompe Afrique », dans laquelle il joue seul pendant plus de deux heures. Ce spectacle retrace les moments clés du procès Elf, nous plongeant au cœur de cette affaire d’État. Tournant depuis près de deux ans en France, ce documentaire théâtral est encore programmé dans les mois à venir. Du 17 au 28 novembre, Nicolas Lambert joue à la Cartoucherie de Vincennes.&lt;br/&gt;Qu’est-ce qui t’a poussé à assister au procès Elf ?&lt;br/&gt;Nicolas Lambert - J’avais fait tout un travail, en tant que réalisateur radio, sur la prison - cette monstruosité -, et je voulais faire un travail sur la justice. Je me suis dit que le procès Elf, tout comme celui de Juppé, m’y aiderait. Je voulais comprendre pourquoi, quand on tague les murs d’une mairie, on est condamné, tandis que, lorsqu’on est à l’intérieur et qu’on détourne les fonds des services publics pour financer sa campagne, on ne prend rien. Voilà, ce qui me motivait : la justice et la façon dont elle n’est pas juste. Mais je n’avais aucune idée de ce sur quoi j’allais tomber.&lt;br/&gt;Qu’est-ce qui était en jeu dans le procès Elf ?&lt;br/&gt;N. Lambert - Officiellement, il était question d’abus de biens sociaux : la société Elf faisait un procès à ses anciens dirigeants. Mais, au fur et à mesure, c’était autre chose : l’utilisation et la création d’une entreprise par la République pour son fonctionnement interne, pour le financement de sa vie politique. Elle a d’abord été conçue pour profiter au parti gaulliste, mais elle a été confirmée dans son rôle par le Parti socialiste. Elf a servi au financement de partis politiques français, mais ce n’est pas le plus grave ! Elle a poursuivi la politique coloniale française, sous des dehors industriels et sympathiques. On a organisé la non-décolonisation de l’Afrique.&lt;br/&gt;Tu qualifies ta pièce de documentaire théâtral. Qu’entends-tu par là ?&lt;br/&gt;N. Lambert - Je suis comédien, mais une de mes activités est de faire des reportages radio. J’avais vraiment envie de mêler reportage et théâtre. C’est ce qui m’a conduit à écrire Elf, la pompe Afrique. Alors, comme, dans tout documentaire, il faut jeter. J’ai coupé beaucoup de choses d’une première version, beaucoup trop longue. J’ai voulu faire quelque chose d’intéressant et rigolo.&lt;br/&gt;Ce n’est qu’après avoir monté la pièce que j’ai appris que d’autres gens avaient fait du documentaire théâtral. En France, le genre est très peu utilisé, mais à l’étranger - Angleterre, Belgique, Russie, Palestine -, il l’est beaucoup plus. En Russie, par exemple, quelques mois après la prise d’otages de Beslan, l’écrasement par la dictature de Poutine de la révolte tchétchène a donné lieu à une pièce reprenant les messages qui étaient sortis de l’école pendant la prise d’otages. Le documentaire théâtral m’intéresse plus que les aventures de Titi et Panpan, que l’on voit fleurir dans bon nombre de théâtres à but lucratif, et plus que le théâtre de stricte recherche formelle qu’adoptent beaucoup de théâtres subventionnés. Entre ces deux extrêmes, il doit y avoir la place pour autre chose, évitant à la fois un élitisme fort déplaisant et une vulgarité que l’on retrouve sur n’importe quel écran de télévision.&lt;br/&gt;Pourquoi ce procès n’a-t-il pas fait, pour reprendre les mots d’Alfred Sirven, « sauter la République » ?&lt;br/&gt;N. Lambert - Il y a un certain nombre d’éléments qui y ont fait obstruction. L’essentiel des médias ont médiatisé autre chose que le fond de l’affaire et se sont contentés de faire le boulot qu’on leur demandait, à savoir le boulot que leur demandaient leurs annonceurs et leurs propriétaires. Mais beaucoup d’affaires devraient faire sauter la République. Dans le nucléaire ou dans l’armement, par exemple. Chirac a obtenu son immunité grâce à l’un des protagonistes de l’affaire Elf, Roland Dumas, devenu président du Conseil constitutionnel. Roland Dumas a vu échanger sa peine, dans cette affaire, contre l’immunité du président de la République. Ce fait-là est plus que honteux.&lt;br/&gt;En Allemagne, un petit volet de l’affaire Elf, que j’évoque au début de la deuxième audience du spectacle, met en cause un détournement de 256 millions de francs. Ce petit volet a généré un énorme scandale et eu de lourdes conséquences : Helmut Kohl - l’homme de la réunification - a été mis à terre, le ministre des Finances de l’époque s’est enfui... Bref, cela a été, outre-Rhin, un scandale énorme. En France, le chef de la bande est toujours à l’Élysée.&lt;br/&gt;La presse n’aurait-elle donc pas fait son travail ?&lt;br/&gt;N. Lambert - Les éléments que je rapporte dans mon spectacle sont apparus dans la presse. Pas tous, ni tout à fait, mais ils apparaissaient. Prenons, par exemple, le génocide rwandais. À l’époque, le reporter du Figaro, Saint-Exupéry, fait état du drame en cours. Mais, à côté de son article, un édito dit le contraire. L’information existe, mais il faut aller la chercher. Dans l’affaire Clearstream, on nous présente les choses comme une vulgaire affaire politicienne entre Villepin et Sarkozy, mais cette banque des banques et le paradis fiscal qu’est le Luxembourg, au cœur de l’Europe, continuent de fonctionner normalement. Les entreprises transnationales ne sont donc pas inquiétées et peuvent faire ce qu’elles veulent, en dehors de tout contrôle.&lt;br/&gt;Quel public vises-tu ?&lt;br/&gt;N. Lambert - Le public qui va ordinairement au théâtre m’intéresse, mais pas uniquement, car le théâtre, aujourd’hui, sert avant tout à divertir une élite. Une grande partie des gens qui assistent à mes représentations ne va pas au théâtre. Je suis content d’être parvenu à les intéresser de nouveau à cette forme d’expression, car - employons les grands mots - le peuple s’est vu confisquer le théâtre.&lt;br/&gt;Combien de personnes ont vu Elf, la pompe Afrique ?&lt;br/&gt;N. Lambert - À peu près 28 000, ce qui n’est pas mal - cela fait pas moins de 240 représentations. Mais, sur 60 millions d’habitants, il n’y a pas de quoi se taper sur les cuisses ! Le moindre type qui regarde Lagaffe à la télé sera un parmi des millions : cela donne une idée de ce à quoi on fait face.&lt;br/&gt;Comment peut-on commander ton spectacle ?&lt;br/&gt;N. Lambert - Il faut aller sur le site de la compagnie, , où se trouvent tous les renseignements. Les gens prennent contact avec moi et on fixe une représentation. J’ai voulu faire en sorte que ce soit un documentaire qu’on puisse diffuser comme on se passe une cassette ou un DVD. Je veux être aussi disponible que cela : je me pointe avec mon bidon [seul décor de la pièce, NDLR] et c’est parti !&lt;br/&gt;Propos recueillis par Thomas Mitch&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Zaléa TV</title>
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      <pubDate>Tue, 18 Apr 2006 16:00:17 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/4/18_Zalea_TV_files/www.zalea-cropped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object141_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:201px; height:34px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.zalea.org/spip.php?article850&quot;&gt;Rencontre avec Nicolas Lambert,&lt;/a&gt; auteur et acteur du spectacle &amp;quot;Elf, la pompe Afrique&amp;quot; - coordination : Emmanuelle Eymard ; invité : Nicolas Lambert ;&lt;br/&gt;(&lt;a href=&quot;http://www.zalea.org/spip.php?article850&quot;&gt;Voir l'émission)&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>TV5</title>
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      <pubDate>Tue, 14 Mar 2006 15:50:35 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/3/14_TV5_files/www.tv5-cropped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object018_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:146px; height:48px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&amp;quot;Le Journal Afrique&amp;quot; &lt;a href=&quot;http://a455.g.akamai.net/7/455/1879/v4/213.41.65.178/tv5_12mn_afrique/tv5_specialus2.php?date=2006-03-14&amp;par=6&quot;&gt;(visionner le sujet - 3mn)&lt;/a&gt; Par Federico Nicotra. TV5 édition du 14 mars 2006&lt;br/&gt;En France, dans une salle parisienne Nicolas Lambert dénonce les turpitudes de la société Elf dans sa pièce &amp;quot;Elf, la pompe Afrique&amp;quot;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>I-Télévision</title>
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      <pubDate>Wed, 22 Feb 2006 16:04:32 +0100</pubDate>
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      <title>Le P'tit Bulletin</title>
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      <pubDate>Wed, 15 Feb 2006 15:48:31 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/2/15_Le_Ptit_Bulletin_files/logo-cropped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object109_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:138px; height:47px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Gros Plan sur &amp;quot;Elf, la pompe Afrique&amp;quot; de Nicolas Lambert  &lt;br/&gt;Oubliez toutes les émissions de Télé Réalité (vous verrez, c'est facile). Depuis quelques semaines, la petite lucarne nous offre l'une de ses émissions les plus édifiantes, sur la justice française qui plus est. Diffusée en quasi intégralité sur LCP - la chaîne parlementaire, et sur le grand réseau hertzien quand vient l'audition de sa &amp;quot;nouvelle star&amp;quot;, la Commission Parlementaire sur l'Affaire d'Outreau scotche, emmerde, énerve, et en un mot, fascine. S'y mélangent petits déballages et grandes vérités à peine voilées, arguments biaisés et cours magistraux (par ailleurs amenés à être étudiés par les futurs juristes !). Si l'audition / exécution publique du juge Burgaud n'a pas eu la même audience qu'une finale de Star Academy, 5 millions de téléspectateurs étaient tout de même rassemblés devant leur écran. Voyeurisme exacerbé, envie d'être le témoin indirect d'un monstrueux plantage judiciaire, ou urgence de profiter d'une soudaine transparence, offerte en pâture aux français inquiets quant à l'efficacité de l'appareil médiatico-judiciaire ? Probablement un peu des trois. Le spectacle de Nicolas Lambert, sur le plus gros scandale de la Ve République (après Sarkozy, bien sûr), joue clairement sur ces notes sensibles. Les deux affaires ne sont pas comparables, entendons-nous bien. Mais leurs représentations publiques ont valeur de piqûres de rappel on ne peut plus nécessaires, ne serait-ce que pour rappeler que le limogeage d'un bouc émissaire, cristallisé en punching-ball pathétique, n'enterre pas à lui seul les dérives du système.&lt;br/&gt;CRITIQUE / AU GRÉ D'UN VÉRITABLE ONE-MAN-SHOW (DE PASSAGE CHEZ NOUS GRÂCE À L'ASSO SURVIE ISÈRE), NICOLAS LAMBERT REJOUE QUATRE AUDIENCES CLÉ D'UN SCANDALE AUX MULTIPLES IMPLICATIONS. SI TOUT CELA N'ÉTAIT PAS FAROUCHEMENT &amp;quot;INSPIRÉ DE FAITS RÉELS&amp;quot;, ON REPROCHERAIT PRESQUE AUX COMÉDIENS DE VERSER DANS LE GROTESQUE...&lt;br/&gt;Au beau milieu du cirque médiatique ayant entouré l'affaire, Nicolas Lambert trouve le moyen idéal d'assister aux audiences des principaux prévenus. se faire passer pour un journaliste. A la base, le désir du comédien de se frotter à l'appareil judiciaire pour préparer le nouveau spectacle de sa compagnie (Un pas de côté). Et très vite, l'artiste se retrouve devant la fatale évidence de la vérité qui dépasse largement n'importe quelle fiction. Nicolas Lambert prend les déclarations des &amp;quot;stars&amp;quot; du procès (Loïk le Floch-Prigent, André Tarallo, Alfred Sirven et André Guelfi) en sténo, se blinde au niveau juridique afin d'éviter les éventuelles plaintes en diffamation, et se lance dans l'écriture. Enfin, plutôt dans l'agencement du spectacle, le seul fruit de son imagination étant les interventions du juge questionnant les accusés. Dans ces instants quasi fictifs émergent un bon mot par-ci, un haussement de sourcil par-là. Nul besoin de charger la mule, les rhétoriques de la défense se suffisent amplement à elles-mêmes. Les quatre audiences sont ponctuées des interventions de musiciens africains, des gimmicks garantissant le rappel du contexte et une fine touche de poésie.&lt;br/&gt;LA COMÉDIE DU POUVOIR Mais comme annoncé précédemment, l'enjeu de ce spectacle, sobre outre mesure (la scénographie se partage entre le &amp;quot;prétoire&amp;quot; - un baril d'Elf - et trois photos de Présidents de la République scotchées en fond) réside bien évidemment dans les déclarations des prévenus. Quatre personnages que Nicolas Lambert campe dans leurs assises caricaturales (balbutiant ascendant sénile pour Tarallo, accent marqué pour Sirven et ton affecté et outré pour le Floch-Prigent), sans verser dans un jeu abusif pour autant. Car le comédien aura bien saisi, en témoin privilégié et halluciné de ce malheureux jeu de massacre, tout l'intérêt d'une telle entreprise. Restituer tel quel cet enchaînement de fausses pistes, de réponses évasives, de mâieutique absurde suffit à faire passer le message. À ce titre, conclure ce cours d'histoire parallèle par une pétaradante Marseillaise était peut-être de trop, tant le spectateur, qui découvre peu à peu toutes les implications politiques, économiques, d'un détournement de biens sociaux généralisé (et établi comme l'un des moteurs financiers principaux de l'État), ressort lessivé de cette avalanche de faits &amp;quot;trop énormes pour être vrais&amp;quot;.&lt;br/&gt;Contre Pouvoir&lt;br/&gt;ENTRETIEN - ADEPTE DES SUJETS DÉLICATS, NICOLAS LAMBERT RENCONTRE AVEC SA PRÉSENTE CRÉATION UN SUCCÈS QUI NE SE DÉMENT PAS AU BOUT DE QUELQUES 160 (!} REPRÉSENTATIONS. IL REVIENT AVEC NOUS SUR LA GENÈSE DU SPECTACLE ET SES RÉSONANCES&lt;br/&gt;Qu'est-ce qui vous a amené aux premières loges de l'affaire ?  J'avais fait auparavant un travail radiophonique sur la prison, et je voulais par la suite raconter, par le biais de la justice, comment on en vient à mettre les gens derrière les barreaux. Je me suis rendu au Palais de Justice en imaginant qu'il y avait quelque chose à faire avec le personnage que pouvait représenter Loïk le Floch-Prigent. Mais je ne m'attendais à ce que j'ai entendu, je ne pensais avoir trouvé le matériau pour faire une pièce sur les dérives de notre République. Car c'est de cela qu'il s'agit, la façon dont elle a crée cette entreprise pour en faire d'une part un instrument au service de sa politique coloniale, et d'autre part un outil de financement de la vie politique française.&lt;br/&gt;On a peur que vous voir tomber dans la caricature, mais au fil du spectacle on vous sent plutôt en retenue... Je le fais pour installer mes personnages et une fois que c'est fait, on ne revient pas dessus et on s'intéresse au fond. J'ai essayé de ne pas trop charger les uns et les autres, et d'après les témoignages de ceux qui ont pu assister au procès, ça semble raisonnable.&lt;br/&gt;Commet avez-vous géré le pathétique de ces personnages ?  L'aspect humain est fondamental, si on oublie ça on est à côté de la plaque. Je voulais décrypter ça, voir ce qui se passe quand on met ces gens, un ancien restant, un foncier républicain et un socialiste convaincu, face à de tels dérapages. Qu'on leur dit que ce système sert au dépeçage de l'Afrique, que c'est comme ça et qu'il vaut mieux que ce soit nous plutôt que les Américains... Et ils ont très sincèrement cette sorte de fibre patriotique; beaucoup de cadres d'Elf sont venus me dire, « vous comprenez, on est tout de même moins pire que les Américains ou que les Chinois, faut voir comment ils !es traitent» . Je ne suis pas sûr que ceux qui sont de l'autre côté fassent la nuance.&lt;br/&gt;Partagez-vous le point de vue adopté par le film de Claude Chabrol, à savoir que le pouvoir corrompt, y compris les juges d'instruction ? Je n'ai pas encore vu le film, mais ce que vous m'en dites et ce que j'en ai entendu, ça se rapproche a priori de la version du Canard Enchaîné sur cette affaire, qui demandait &amp;quot;mais qu'est-ce que c'est que ce pouvoir exorbitant du juge d'instruction&amp;quot;. Seulement voilà, Roland Dumas ayant été l'avocat du Canard pendant près de 20 ans, il était assez difficile pour le journal d'avoir un autre point de vue sur le cas, et c'est bien regrettable. Et j'ai peur que tes dérives de l'affaire d'Outreau nous fassent déraper là-dessus. II ne s'agit pas ici d'un juge qui dans son coin essaie de gagner en suprématie, on est face à des gens qui ont violé la loi pour en faire ce qu'ils voulaient.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Paris-Normandie</title>
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      <pubDate>Fri, 10 Feb 2006 15:47:06 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/2/10_Paris-Normandie_files/www-old.paris-normandie-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object108_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:126px; height:42px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://archives.paris-normandie.com/cgi/motk/idxlist_audio?m1=elf&amp;m2=&amp;m3=&amp;aaaammjj=20060210&amp;aaaammjj2=&amp;amjg=20060304-20060314&amp;amj1=10.02.2006&amp;amj2=&amp;rubrique=&amp;a=lst&quot;&gt;Paris Normandie - Vendredi 10 février 2006&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C'est un spectacle collant à l'actualité récente que le théâtre Montdory de Barentin avait programme vendredi dernier. el f, la pompe Afrique une pièce originale que Nicolas Lambert a conçue autour d'une affaire qui a fait les gros titres de la presse.&lt;br/&gt;De mars à juin 2003, l'auteur a suivi le procès Elf au Palais de Justice à Paris afin de dégager une idée de spectacle. &amp;quot;Au départ, j'avais axé mon projet sur l'opposition entre Loïc Le Floch-hrigent, dirigeant de multinationale, et le gosse jouant au pied des tours de la Défense devenues tour d'ivoire &amp;quot;, explique le comédien. Tout au long du procès, il a pris des notes, a beaucoup observé les protagonistes. &amp;quot;J'ai été frappé par la personnalité complexe des prévenus et par les révelations d'un système de financement occulte où chacun clame sa bonne foi&amp;quot;.&lt;br/&gt;Le spectacle, né de ces observations, est un one man show de plus de 2 heures où Nicolas Lambert interprète tous les rôles. Servant ai nsi un témoignage citoyen passionnant et souvent drôle. Car le public rit. Mais le rire devient jaune, quand on réalise que le texte est tiré des déclarations d'un procès bien réel et d'une triste réalité.&lt;br/&gt;A l'issue de la représentation, le spectateur a le sentiment que cette affaire a jugé et condamné des individus qui ont utilisé un système, sans que ce système n'ait été jugé et condamné en tant que tel.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Ouest-France</title>
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      <pubDate>Thu, 9 Feb 2006 15:45:11 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/2/9_Ouest-France_files/www.ouest-france-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object107_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:141px; height:45px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&amp;quot;Elf, la pompe Afrique&amp;quot; , lundi à Monplaisir &lt;br/&gt;Après la Journée du bandeau blanc et la semaine de la solidarité internationale, la Casi 49 change de registre (1). C'est au moyen du théâtre que la coordination veut amener à réfléchir sur les rapports Nord-Sud. Nicolas Lambert va venir jouer « Elf, la pompe Afrique». Une pièce voulue citoyenne et drôle.&lt;br/&gt;Nicolas Lambert n'est pas un comédien tout à fait comme les autres. II prend la plume, aussi, et milite à sa façon. En l'occurrence, c'est après avoir assisté au procès Elf (en 2003) qu'il a écrit sa pièce « Elf, la pompe Afrique ». Et qu'il l'interprète seul en scène. Sans crainte de se charger de tous les rôles importants. Celui du président du tribunal aux questions ciselées à l'extrême, celui d'Alfred Sirven dont on n'a pas oublié l'allure faussement débonnaire. Le rôle encore d'André Tarallo à l'incroyable mauvaise foi. Et celui, bien sûr, de Loïk Le Floch-Prigent...&lt;br/&gt;Pour écrire son spectacle, Nicolas Lambert s'est appuyé sur le procès auquel il a assisté de mars à juillet 2003. Même si le procès, en réalité, était intenté pour abus de biens sociaux, par la compagnie Elf, à rien de moins que 37 prévenus!&lt;br/&gt;L'objectif de Nicolas Lambert: démêler les fils d'un « imbroglio politico-économico-militaro-judiciaire», pour en faire un spectacle citoyen. Et montrer, au final, comment derrière le procès fait aux hommes, « un autre procès apparaît, celui d'un système, celui d'un État. »&lt;br/&gt;Le propos ne pouvait qu'intéresser au plus haut point André Chabot, président de la Casi 49, celui de « montrer, à travers cet exemple, comment fonctionnent les mécanismes de détournement d'argent et comment, au final, ce sont les pays producteurs, de pétrole dans l'affaire Elf, qui sont les premières victimes d'opérations financières mafieuses.»&lt;br/&gt;(1) Casi 49: coordination des associations de solidarité internationale.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Offensive</title>
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      <pubDate>Wed, 1 Feb 2006 15:43:12 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/2/1_Offensive_files/spip-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object106_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:138px; height:38px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Après avoir assisté au procès mettant en cause Loik Le Floch-Prigent, Alfred Sirven et quelques autres en 2003, le comédien Nicolas Lambert a voulu faire partager la comédie à laquelle il a assisté. Elf, la pompe Afrique est donc une pièce de «théâtre documentaire», et du meilleur.&lt;br/&gt;Seul en scène pendant plus de deux heures, le comédien nous livre un concentré captivant, quoique toujours pathétique et révoltant, de l'affaire. En virtuose, il habite tous les rôles, «croquant» accusés, juge et procu¬reurs avec précision et un sens aigu de la mise en scène. Les répliques sont authentiques, le cynisme et la mauvaise foi aussi.&lt;br/&gt;Ce spectacle limpide d'une honnêteté exemplaire éclaire un épisode édifiant de la Françafrique. Car au coeur de cette farce immonde, se dessine le cadavre d'une République corrompue jusqu'à la moelle. Même si l'on rit beaucoup (plutôt jaune), on finit par éprouver la nausée. Mais aussi une certaine gratitude envers Nicolas Lambert qui prouve que le théâtre peut encore nous donner des armes pour y voir plus clair et nous aider à lutter.&lt;br/&gt;Leila&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Notes africaines - Un blog de Libération.fr</title>
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      <pubDate>Mon, 30 Jan 2006 15:41:00 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/1/30_Notes_africaines_-_Un_blog_de_Liberation.fr_files/libe-1-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object105_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:110px; height:46px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Vous n'aviez rien compris à l'affaire Elf? L'interminable procès, de mars à juillet 2003, vous a laissé perplexe? Allez voir &amp;quot;Elf, la pompe Afrique&amp;quot;, un spectacle écrit, mis en scène et interprété par Nicolas Lambert. Un spectacle (d)éton(n)ant inspiré du procès Elf: les prochaines dates Paris, en février, et province sont consultables sur ici. A la manière de Philippe Caubère, Nicolas Lambert interprète tous les personnages: le président du tribunal, Michel Desplan, le PDG Loïk Le Floch-Prigent, durant la présidence duquel, de 1989 à 1993, ont eu lieu toutes les turpitudes de la caisse noire de la République, les hommes de l'ombre Alfred Sirven et André Guelfi, le Monsieur Afrique André Tarallo… C'est drôle, percutant et lumineux.&lt;br/&gt;Le plus étonnant, dans ce spectacle, est que tous les dialogues sont tirés des compte rendus du procès, auquel Nicolas Lambert a assisté en se faisant passer pour un journaliste. Le montage des extraits est particulièrement pédagogique et l'on finit par comprendre l'ampleur du scandale – la compagnie pétrolière française poursuivait 37 prévenus pour abus de biens sociaux – mais aussi les limites de ce grand déballage. Derrière les hommes, c'est le fonctionnement de la République française qui est en procès: son fleuron énergétique n'est qu'un jouet, un porte-monnaie aux mains de ceux qui la dirigent et se servent bien plus qu'ils ne la servent. Ils invoquent une mystérieuse &amp;quot;raison d'Etat&amp;quot; pour justifier leur pillage. L'Afrique (le Congo-Brazzaville et le Gabon, surtout, les deux mamelles d'Elf dans le golfe de Guinée) n'est qu'un décor, un coffre-fort ouvert.&lt;br/&gt;Le décor est simplissime, raide comme la justice: un baril sert de pupitre au président du tribunal Au fond, les portraits présidentiels de De Gaulle, Mitterrand et Chirac veillent. Lors de suspensions d’audiences, des intermèdes musicaux et engagés offrent un contrepoint réjouissant. Tout à la fin retentit une ironique Marseillaise. Nicolas Lambert vient alors sur scène délivrer sa morale de l'histoire. Si des individus ont été condamnés, le système – celui du financement des partis politiques – a été épargné. Depuis, fait aussi remarquer le comédien, Philippe Jaffré, dernier PDG d'Elf avant l'OPA de Total, a touché comme indemnité de départ (&amp;quot;parachute en or&amp;quot; en novlangue business) autant que Le Floch-Prigent, Sirven, Guelfi et Tarallo réunis. En toute légalité…&lt;br/&gt;Christophe Ayad&lt;br/&gt;</description>
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      <title>France 3 - Pays de Corrèze </title>
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      <pubDate>Fri, 27 Jan 2006 14:23:03 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/1/27_France_3_-_Pays_de_Correze_files/logo_France3.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object025_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:75px; height:135px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Decrypté par Nicolas Lambert, ce procès politico-financier devient limpide. André Tarallo, Loik Le Floch-Prigent, Alfred Sirven, tous, racontent et avouent les caisses noires, la corruption des dirigeants politiques africains, celle des plus hauts représentants français. &lt;br/&gt;Un réquisitoire édifiant sur le pillage d'Elf et surtout, celui de l'Afrique par la République.</description>
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      <title>Le Populaire</title>
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      <pubDate>Tue, 24 Jan 2006 15:39:41 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/1/24_Le_Populaire_files/accueil-cropped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object104_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:142px; height:31px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Par Laurent BORDERIE &lt;br/&gt;Vendredi dernier, la classe de BTS tourisme du lycée Paul-Eluard avait étendu son champ d'action sur le Centre Culturel La Mégisserie, à quelques centaines de mètres de son lieu d'enseignement habituel. Là, les jeunes étudiants, accompagnés des enseignants, notamment Mme Souhaib et M. Doudet, ont pu découvrir un espace culturel aussi impressionnant que le centre intercommunal de Saint-Junien. Les responsables de l'établissement leur ont ouvert les portes de l'établissement et, à l'occasion d'une rencontre débat, leur ont permis d'appréhender au mieux les prérogatives d'un Établissement Public de Coopération Culturel, son fonctionnement juridique ainsi que son activité quotidienne.&lt;br/&gt;Les étudiants n'ont pas manqué à chaque fois de faire la démonstration de leur âpre curiosité et de poser des questions pertinentes sur la nécessité d'un tel lieu, son champ d'action et sa raison d'être. Les jeunes qui consacraient toute leur journée à la Mégisserie et à son action, ont pu aussi rencontrer Nicolas Lambert, auteur et acteur de la pièce &amp;quot;Elf, la Pompe Afrique&amp;quot; proposée le soir même à Javerdat, grâce à l'activité du Centre Culturel.&lt;br/&gt;Un acte citoyen - À l'occasion de cette rencontre, qui se déroulait dans l'auditorium de la Mégisserie les jeunes étudiants ont et droit à un fabuleux cours de théâtre et de citoyenneté, dispensé par un jeune acteur au talent remarquable bien décidé, à aiguiser leur attention. Nicolas Lambert présentait un spectacle époustouflant, effrayant et atypique et son seul discours a permis aux futurs diplômés de se poser quelques questions auxquelles ils n'avaient peut-être pas encore réfléchi.&lt;br/&gt;Le procès de la République - « Elf la Pompe Afrique » son spectacle, est le condensé des débats qui se sont tenus de fin mars à début juillet 2003 à l'occasion du procès intenté par la compagnie pétrolière Elf à 37 prévenus parmi lesquels l'on reconnaissait les grandes figures médiatiques que sont André Tarallo, Loïk Le Floch Prigent et Alfred Sirven. « À l'occasion de ce procès, les médias n'ont pas pu tout retenir des discours entendus, j'ai décidé de le suivre pendant les quatre mois qu'il a duré pour en faire peut-être un spectacle mais dans un premier temps par curiosité. Ce que soulevait le procès Elf me semblait assez monstrueux et je ne le comprenais pas. II y avait beaucoup d'informations. Une information fractionnée et distillée petit à petit par la presse durant des années ». Nicolas Lambert a compris l'ampleur de la manipulation et ne semble pas étonné que le procès qui devait faire exploser plusieurs fois la république ait accouché d'une toute petite souris&lt;br/&gt;La nécessité de se tenir informé - Après avoir répondu aux questions des étudiants sur ses motivations, les raisons pour lesquelles il a décidé de monter ce spectacle et les réactions qu'il a entendues à son sujet, Nicolas Lambert les a invités à le rencontrer le soir même à Javerdat à l'issue de la représentation avant de leur avoir démontré la nécessité « qu'il y a à se tenir sans cesse informé et à être vigilant, c'est un devoir perpétuel pour un citoyen » lançait l'acteur qui nourrit encore fermement l'intention de réaliser d'autres spectacles qui lui permettront de s'indigner encore. Il semble qu'en la matière il aura de quoi nourrir de mises en scènes.&lt;br/&gt;Spectacle coup de poing De l'indignation, du rire, de l'interpellation, telles sont les recettes de ce grand spectacle que Nicolas Lambert a interprété devant un parterre de spectateurs qui n'avaient pas mesuré l'ampleur du fameux procès Elf ni les enjeux qu'il soutenait. Dans ce spectacle, l'acteur joue tous les rôles et mène son public « à la baguette », comme s'il était dans un tribunal et le spectateur se souviendra longtemps de cette phrase de Le Floch Prigent &amp;quot;en même temps que la Ve république est fondée, il est fondé une espèce d'anti-système, un système opaque, complètement anti-démocratique qui consiste à faire systématiquement le contraire de ce qui est fait à la lumière&amp;quot;. Les démocrates ont pu apprécier. Et les élèves de BTS tourisme du lycée Paul Eluard découvrir un monde qui leur ouvre les bras.&lt;br/&gt;Laurent BORDERIE&lt;br/&gt;</description>
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      <title>France 3 - Limousin</title>
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      <pubDate>Fri, 20 Jan 2006 14:35:53 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/1/20_France_3_-_Limousin_files/logo_France3.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object480_2.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:75px; height:135px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Decrypté par Nicolas Lambert, ce procès politico-financier devient limpide. André Tarallo, Loik Le Floch-Prigent, Alfred Sirven, tous, racontent et avouent les caisses noires, la corruption des dirigeants politiques africains, celle des plus hauts représentants français. &lt;br/&gt;Un réquisitoire édifiant sur le pillage d'Elf et surtout, celui de l'Afrique par la République.</description>
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      <title>France 3 - Sud</title>
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      <pubDate>Mon, 16 Jan 2006 14:39:33 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/1/16_France_3_-_Sud_files/logo_France3.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object480_3.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:75px; height:135px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Son indignation, sa proposition de théâtre documentaire, Nicolas Lambert l'apporte un peu partout en France, souvent à l'invitation d'association de la mouvance Alter-Mondialiste. Raoul-Marc Jennar : &amp;quot;C'est une formidable interrogation sur la justice. Mais c'est aussi une interrogation sur la démocratie, sur des dérives du pouvoir et de l'abus du pouvoir. &amp;quot;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>L’Indépendant</title>
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      <pubDate>Tue, 3 Jan 2006 15:37:25 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/1/3_LIndependant_files/www.lindependant-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object103_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:188px; height:30px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Le titre de la pièce de Nicolas Lambert donne le ton. Ce jeune comédien a suivi le procès elf durant quatre mois. Il en a tiré un texte qu’il joue seul en scène. Un documentaire théâtral..&lt;br/&gt;De mars à juillet 2003, trente-sept prévenus comparaissaient devant la justice dans le cadre de ce que l'on a nommé l'affaire Elf, Un scandale politico-financier qui a longtemps fait la une des médias. Et puis il y a eu les livres de témoignages, les analyses.&lt;br/&gt;Nicolas Lambert, jeune comédien, met aujourd'hui cette affaire en scène à partir d'un texte qu'il a lui-même écrit en compilant toutes les déclarations des uns et des autres entendues lors du procès auquel il a assisté durant quatre mois. Les discours sont édifiants. Mais dans ce spectacle tout est vrai. Un spectacle que l’auteur définit, comme du théâtre documentaire et à côté duquel l'association les Saxifrages (voir encadré) ne voulait pas passer.&lt;br/&gt;Comment vous est venue l'idée de faire un spectacle de l'affaire Elf ? J'ai assisté presque par hasard à ce procès. En fait j'avais déjà travaillé sur la prison et je voulais voir de près comment les choses se passent avant cette étape. C'était au moment du procès Elf. J'ai alors voulu savoir comment un dirigeant d'entreprise en haut de sa tour Elf pouvait devenir délinquant. Délinquant comme un gamin au pied de sa tour de banlieue. Dans les deux cas se sont deux isolements du monde banal. Dans ce procès on a pu entendre des dizaines de choses qui auraient pu faire sauter la République. Il est question de corruption, de financement occulte des partis politiques, de mainmise sur des ressources pétrolières dans d'anciennes colonies françaises. Et puis on y a appris que l'entreprise était un relais de l'Etat pour maintenir certains pays sous son influence. Je ne suis pas sûr que le travail pour dénoncer tout cela ait été parfaitement fait par les médias. Le théâtre, c'est un outil qui permet de montrer et dire beaucoup de chose. &amp;quot;Elf, la pompe Afrique&amp;quot;, c'est du théâtre documentaire.&lt;br/&gt;On n'est pas très habitué à ce type d'expression ? En France non. En revanche en Angleterre se jouent actuellement des pièces sur Bush ou Blair. En Belgique, une pièce intitulée Rwanda 94 a remporté un immense succès public. Au théâtre moi, mon boulot, c'est de me faire interprète. Au sens où je traduis pour que le propos soit compris des autres. Ensuite j'incarne, au sens premier de donner chair, des personnages. Dans ce procès Elf, j'ai vu défiler à la barre des hommes. De simples êtres humains avec leurs peurs, leurs faiblesses. Je n'ai pas voulu en faire des caricatures mais simplement montrer derrière cette affaire monstrueuse se cachent des humains.&lt;br/&gt;Votre pièce a déjà pas mal tourné, quel est l'accueil du public ? Je l'ai joué 150 fois déjà. Je crois qu'on peut dire que c'est un succès public. Le spectacle est long. Deux heures trente. Je joue tour à tour dix personnages sur scène. C'est éprouvant. Mais le public me suit vraiment. J'ai même vu d'anciens cadres d'Elf venir me dire à l'issue d'une représentation que tout est juste. Certains sont même venus en famille pour que leurs proches comprennent ce qu'ils ont pu vivre au sein de leur entreprise qui n'existe plus depuis 1999.&lt;br/&gt;Y a-t-il une phrase dans votre pièce qui pour vous illustre l'affaire Elf ? Lors du procès, Loïk Le Floch-Prigent s'est lui-même définit comme un &amp;quot;ministre bis des affaires étrangères&amp;quot;. Et j'ai relevé une phrase dans l'une des interviews qu'il a donnée à un magazine français: &amp;quot;Elf a été créé pour maintenir l’Algérien et les rois nègres dans l'orbite de la France. Avec les Algériens ça a capoté. Avec les rois nègres ça dure encore&amp;quot;. Cette phrase est pour moi terrible. Et tout cela n'a finalement pas fait beaucoup de bruit. J'aimerai qu'à travers mon spectacle, le public s'interroge sur le rôle des médias qui deviennent de plus en plus des outils de divertissements plus que d'information.&lt;br/&gt;Un spectacle programmé par les &amp;quot;Saxifrages&amp;quot; - Les Saxifrages sont nées il y a un peu plus d'un an. Depuis, l'association n'a de cesse favoriser la vie culturelle et les échanges sur le territoire du Conflent. Leur végétal totem illustre à merveille les objectifs de l'association. &amp;quot;Nous avons choisi la métaphore de la plante la saxifrage. C'est une plante répandue par ici. Elle puise très profondément ses racines et finit parfaire éclater la roche. La roche pour nous, c'est la pensée unique&amp;quot; explique Jamila el Idrissi. Des séries de conférences sont déjà parvenues à fidéliser un auditoire. &amp;quot;Je crois qu'il y a chez les gens aujourd'hui une vrai demande de sens &amp;quot;, observe Sylvette Escazaux membre de l'association. Pour la première fois l'association se lance dans la programmation de spectacle vivant avec la pièce de Nicolas Lambert Avec une prise de risque. «il faut payer les artistes et notre association fonctionne sans subvention !» souligne Jamila. A l'issue de la pièce un débat avec Gilles Sainati, juge et membre du syndicat de la magistrature est prévu. Le programme de l'année 2006 est déjà sur pied, Daniel Mermet, animateur sur France Inter de l'émission &amp;quot;Là-bas si j'y suis&amp;quot; est attendu dès le mois de février.&lt;br/&gt;Aude Cheron&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Le Monde Diplomatique</title>
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      <pubDate>Sun, 1 Jan 2006 15:35:16 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2006/1/1_Le_Monde_Diplomatique_files/LOGO-DIPLO-copie-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object030_2.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:208px; height:57px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;« Je m’aperçois que nous ne sommes pas face à trois personnes qui ont dérapé. C’est beaucoup plus profond que ça. Il s’agit réellement d’un système de gouvernement, d’un système de prises de marché. » Telle est la conclusion à laquelle parvient rapidement la juge d’instruction Eva Joly lorsqu’elle enquête sur l’« affaire Elf » dans la seconde moitié des années 1990. Au printemps 2003, trente-sept personnes seront jugées à Paris pour abus de biens sociaux au détriment de la compagnie pétrolière française. Parmi elles, M. Loïk Le Floch-Prigent, ancien président-directeur général, M. André Tarallo, le « M. Afrique » de la société, et Alfred Sirven son directeur général, aujourd’hui décédé.&lt;br/&gt;C’est ce procès exceptionnel que le comédien Nicolas Lambert a suivi pendant de longues semaines et qu’il a mis en scène pour le théâtre sous le titre Elf, la pompe Afrique (1). Seul devant les spectateurs, il incarne tous les protagonistes de ce qui restera sans doute la plus grande affaire de corruption de la Ve République. Le tour de force, le trait de génie de l’auteur résident dans le fait d’avoir bâti le scénario exclusivement avec des déclarations des juges, avocats et prévenus. Point n’est besoin, en effet, de grandes démonstrations : les aveux des inculpés suffisent à rendre compte de la gravité des actes commis. Aujourd’hui privatisée sous le nom de Total, la société pétrolière a abrité un vaste système de corruption permettant non seulement l’enrichissement de ses cadres principaux, mais aussi la rémunération de dirigeants « amis » de la France en Afrique. En outre, les sommes, qui transitaient sur des comptes à l’étranger, servaient à financer les principaux partis politiques français. D’ailleurs, en nommant M. Le Floch-Prigent, le président François Mitterrand souhaitait « rééquilibrer » cette manne en faveur de ses propres amis.&lt;br/&gt;Nicolas Lambert campe, tour à tour, le président du tribunal, méthodique et prudent, M. Le Floch-Prigent, pathétique et misérable, MM. Tarallo et Sirven, manipulateurs cyniques tombés du ciel françafricain. L’attitude de l’ancien PDG laisse songeur. Il ne semble pas, comme d’autres, dévoré par l’appât du gain lorsqu’il prend la tête d’Elf. Cependant, et ce n’en est peut-être que plus terrible, il a vite pris les habitudes de la maison ; au mieux, il s’est contenté de fermer les yeux. Il paraît parfois étonné, avec le recul, de son attitude d’alors. Le président du tribunal et les spectateurs de la pièce aussi, malgré tout ce qui a été écrit sur les malversations de la firme... Chez Elf « l’africaine », la réalité dépassait la fiction et, en tout cas, selon la juge Joly, les faits jugés à grand bruit à Milan durant l’opération « Mani pulite » contre la corruption en 1992. La magistrate a d’ailleurs relaté, dans un livre, les entraves qui furent mises à son enquête (2). La mise en scène, sobre, de Nicolas Lambert s’en fait habilement l’écho.&lt;br/&gt;Portant uniquement sur la présidence de M. Le Floch-Prigent, les événements jugés révèlent un système qui remonte au début de la Ve République. Conçu comme un outil du néocolonialisme hexagonal, il a servi, jusqu’à la fin des années 1990 (3), à entretenir des régimes autoritaires ou dictatoriaux sur le continent noir. Les principaux protagonistes de cette affaire de détournements de fonds (300 millions d’euros) ont été condamnés à de lourdes peines : cinq ans ferme pour MM. Le Floch-Prigent et Sirven, quatre ans ferme pour M. Tarallo (4). Mais c’est un système politico-économique, auquel la présidence de M. Mitterrand ne changea rien, qui est ici jugé.&lt;br/&gt;Elf, la pompe Afrique a triomphé au festival « off » d’Avignon, en 2005, avant de jouer les prolongations à Paris et en province fin 2005 - début 2006. Pour le comédien et auteur Nicolas Lambert, il s’agit d’une forme de théâtre civique qui ne repose que sur le soutien du public (5). Debout face à des spectateurs que l’on sent attentifs, il joue aussi des silences. Certaines phrases demeurent comme suspendues. On attend des noms. On ne les entendra pas. Une affaire à suivre...&lt;br/&gt;(1) Elf, la pompe Afrique, compagnie Un pas de côté, 75, rue Léon-Frot, 75011 Paris ; 01-74-30-33-03.  (2) Eva Joly, Est-ce dans ce monde-l à que nous voulons vivre ?, Gallimard, coll. « Folio Documents », Paris, 2004, 269 pages, 4,70 euros. (3) Lire Olivier Vall ée, « Elf au service de l’Etat français », Le Monde diplomatique, avril 2000. (4) Ayant fait appel, M. Tarallo verra sa peine alourdie à sept ans de prison ferme. (5) Le journaliste Daniel Mermet a consacr é deux émissions au spectacle. Le cédérom des émissions et le texte de la pièce (96 pages) sont disponibles aux éditions Tribord, Bruxelles, 12 euros.&lt;br/&gt;Anne-Cécile Robert&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2006/01/ROBERT/13105&quot;&gt;Le Monde Diplomatique de janvier 2006&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>France Inter</title>
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      <pubDate>Thu, 15 Dec 2005 15:32:36 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2005/12/15_France_Inter_files/franceinter-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object086_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:101px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Benoît Collombat :  - Ce qui fait la force de ce spectacle, c’est que pendant plus de deux heures c’est toute l’affaire elf qui défile devant nos yeux en chair et en os … il interprète véritablement le procès : il est le procureur, le président du Tribunal, les avocats et évidemment les principaux protagonistes de cette affaire d’état (…) et ce qu’il faut dire c’est que le fond du débat est assez consternant et qu’on rit beaucoup…&lt;br/&gt;Yves Decaen :  - La seule conclusion qu’on en tire en France, c’est « il s’en sont mis plein les poches » au lieu d’essayer de comprendre le système.&lt;br/&gt;Benoît Collombat :  - C’est ça qui transparaît à travers le spectacle : un système mis en place par le pouvoir gaulliste et qui a été récupéré ensuite par les successeurs de de Gaulle&lt;br/&gt;Yves Decaen :  - Un vrai travail éditorialiste en même temps qu’une performance de comédien.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Charlie Hebdo</title>
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      <pubDate>Wed, 7 Dec 2005 15:31:14 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2005/12/7_Charlie_Hebdo_files/charliehebdouneseptcenttrentecinqvi3-cropped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object085_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:155px; height:26px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Après s'être scrupuleusement tapé les quatre mois d'audience du procès Elf en 2003, Nicolas Lambert met en scène, dans un one-man-show désespérément hilarant, l'un des plus juteux scandales politico-financiers de la Françafrique. À partir de son flot de notes, Lambert restitue, au tic et à la mimique près, les propos des principaux prévenus vedettes (Le Floch-Prigent, Sirven, Tarallo et Guelfi) lors de leur comparution.&lt;br/&gt;Deux heures, plus efficaces qu'un documentaire journalistique, qui décortiquent, de manière désopilante et extrêmement pointue, cette extraordinaire affaire de détournement de fonds et de corruption. À soutenir sans hésiter : la publicité se fait par le bouche-à-oreille.&lt;br/&gt;Sylvie COMA&lt;br/&gt;</description>
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      <title>France Info</title>
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      <pubDate>Thu, 1 Dec 2005 15:28:48 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2005/12/1_France_Info_files/www.france-info-cropped.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object033_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:85px; height:81px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Extrait :&lt;br/&gt;&amp;quot;Elf, la Pompe Afrique&amp;quot;... Du théâtre documentaire écrit et joué par un comédien militant, en ce moment au théâtre La Fenêtre à Paris.&lt;br/&gt;Nicolas Lambert a voulu transmettre à un large public les minutes du procès Elf qui s'est déroulé au printemps 2003 à Paris. Procès qu'il a suivi en se faisant passer pour un journaliste... Il a dessiné, noté, lu pour écrire ce one-man show qu'il joue depuis un an, et qui ne désemplit pas. On rit beaucoup, on est souvent consterné aussi, en entendant comme le dit ce comédien impitoyable, &amp;quot;les vraies paroles d'un procès qui nous regarde&amp;quot;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voir aussi le Mini-site Culture France Info &lt;a href=&quot;http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/minisites/culture/index.php?m=2%BD%03mero=175000311&quot;&gt;consacré à la pièce&lt;/a&gt; &amp;quot;elf, la pompe Afrique&amp;quot;  Par France Info&lt;br/&gt;</description>
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      <title>RMC</title>
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      <pubDate>Thu, 24 Nov 2005 15:21:32 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2005/11/24_RMC_files/RMC.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object034_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:97px; height:43px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Jean-Jacques Bourdin : Bien. Nicolas Lambert, bonjour&lt;br/&gt;NL : Jean-Jacques Bourdin, bonjour...&lt;br/&gt;Jean-Jacques Bourdin : Je suis content de vous avoir en ligne. J’ai vu ça et j’ai trouvé ça formidable...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Le Souffleur</title>
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      <pubDate>Wed, 23 Nov 2005 15:17:47 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Entrees/2005/11/23_Le_Souffleur_files/images3Fq3Dlesouffleur-cropped.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;file://localhost/Users/Gnaha/Desktop/iweb/UnPasdeCote/Revue_de_presse_elf/Media/object054_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:99px; height:71px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Avec ce spectacle, Nicolas Lambert invente quasiment un genre, le &amp;quot;théâtre-documentaire&amp;quot;, en reprenant sur scène les débats du procès Elf.&lt;br/&gt;Avec la disparition de l’entreprise pétrolière Elf, rachetée par Total, une page s’est tournée. Celle d’une affaire judiciaire aux multiples ramifications, dont on n’a retenu que les aspects les plus sulfureux. Nicolas Lambert a choisi la face sombre du scandale : le volet africain. Prenant appui sur un baril de pétrole, le comédien joue sur scène les protagonistes des audiences. Il y a là le président du tribunal, qui entend tour à tour Loïk Le Floch-Prigent, l’ancien P-DG pris de remords ; Alfred Sirven, homme de l’ombre, et André Tarallo, responsable de la « politique africaine » du groupe. Sans oublier l’hilarant André Guelfi, alias Dédé la Sardine, papy escroc appelé à la barre comme témoin. Levez la main droite et dites...&lt;br/&gt;Projet hybride, à mi-chemin entre le journalisme, le conte et le théâtre, &amp;quot;Elf, la pompe Afrique&amp;quot; est un spectacle qui interpelle. Nicolas Lambert ne se situe pourtant pas dans la diatribe partisane. Son travail tient plutôt du documentaire. II a d’ailleurs personnellement suivi les débats sur les bancs réservés aux journalistes. À partir de ses carnets de notes et de coupures de presse, il a monté un one-man show de deux heures. Toujours détaillé, jamais barbant : les dons d’imitation de Nicolas Lambert y sont pour beaucoup.Le spectacle, plébiscité, tourne depuis presque deux ans dans un réseau de petites salles indépendantes.&lt;br/&gt;Si &amp;quot;Elf, la pompe Afrique&amp;quot; - tout comme le procès - ne parvient pas à faire sauter la République, comme l’aurait prétendu Sirven, il remue les arrière-cuisines nauséabondes de l’État français. Un spectacle reconnu d’utilité publique...&lt;br/&gt;Alexandre Le Quéré</description>
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